Soins et service de soutien

 Griffith Edwards CentrePremier contactt

Les personnes qui recherchent de l’aide doivent communiquer avec la clinique par téléphone. Le coordonnateur à l’accueil expliquera les exigences en matière de service et d’admission et recueillera des renseignements préliminaires et des informations liées à la substance. La coordonnatrice à l’accueil fixe également un rendez vous pour une évaluation complète à partir de 4 à 10 semaines après le premier contact. Dans certains cas, une note de référence d’un fournisseur de soins de santé peut être demandée. 

 

assessmentÉvaluation

Le jour de l'évaluation, il y a un entretien individuel avec un des thérapeutes de l'équipe ou des stagiaires, suivies d'une brève évaluation psychiatrique. L'évaluation porte sur des questions liées à : la consommation d'alcool et de substances, les antécédents médicaux, les antécédents psychiatriques, la famille et les relations ainsi que les antécédents scolaires. Tout ce processus prend entre deux à trois heures et se termine par un plan individualisé et permet de joindre le programme de traitement.

 

treatment options

Options de traitement

Approches thérapeutiques

Au moment de la première étape de traitement, principalement psychopédagogique, cognitivo-comportementale, les techniques d'entrevue motivationnelle sont utilisées. Au moment de la deuxième étape de traitement, en plus de ces techniques, la thérapie de groupe peut également inclure la compréhension psychodynamique et la formulation de chaque cas et du groupe dans son ensemble.

 

Programme pour les malades externes

Nos services sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques de l'individu et pour offrir un soutien selon diverses modalités de traitement. Des séances de thérapie sont offertes en formats individuels et de groupes. 

La thérapie peut varier de quelques séances à 12 mois, selon les besoins spécifiques. Tout au long de la thérapie, des besoins individuels sont relevés et d’autres interventions sont offertes, notamment : prévention des rechutes, la lutte contre le stress, relation thérapeutique préprofessionnelle, consultation psychiatrique, la pharmacothérapie, ainsi que l’aiguillage vers d’autres traitements spécialisés pour des soins supplémentaires.

 

Étape 1

À la suite de l’évaluation initiale, le client participe à l’étape 1 du programme de traitement. 

La durée de l’étape 1 est d’environ six semaines et comprend des séances de thérapie en formats individuels et de groupes. Pendant cette période, l’objectif est de réduire la consommation et d’en arriver à l’abstinence. 

Les séances individuelles ont lieu une fois par semaine. Le client travaille avec son thérapeute principal afin d’élaborer des stratégies qui permettront d’atteindre et de maintenir l’abstinence. 

Les séances de groupe peuvent avoir lieu une fois par semaine ou certains clients peuvent participer au programme de jour.

Programme de jour

Le programme de jour est d’une durée de six semaines qui comprend deux séances de groupe par jour, du lundi au vendredi. Le programme de jour offre une structure et un soutien afin d’aider les clients à atteindre et à maintenir l’abstinence. L’éducation sur la toxicomanie et d’autres problèmes psychiatriques, la vie et les capacités d’adaptation, le yoga, etc. représentent certains exemples de sujets couverts pendant le programme de jour.

Étape 2

Les personnes qui complètent l’étape 1 du programme sont encouragées à continuer avec l’étape 2, laquelle peut durer entre six à douze mois. Les séances de l’étape 2 sont offertes une à deux fois par semaine en séance de groupe. 

L’étape 2 vise à maintenir une vie sans consommation de drogues et d'alcool, ainsi que de relever et de traiter les problèmes sous-jacents de la toxicomanie. 

Les groupes sur la prévention des rechutes, la lutte contre le stress, la formation préprofessionnelle, le dépistage cognitif et réhabilitation ainsi que les séances individuelles avec un psychiatre sont également offerts.

 

Populations particulières

Groupe de diagnostics mixtes

Les personnes qui présentent des problèmes de toxicomanie concomitants envers l’alcool et les drogues et un diagnostic psychiatrique sont encouragées à participer à notre programme de diagnostics mixtes. 

Ce groupe se rencontre une fois par semaine à raison de séance d’une heure et demie. Le nombre de person

Buts:

  • Offrir une expérience didactique semi-structurée portant sur la nature, le cours, le traitement et la gestion de la maladie mixte.
  • Offrir un soutien affectif.
  • Aider les clients à élaborer et/ou améliorer leur entregent.
  • Évaluer les déficits fonctionnels/cognitifs qui peuvent être présents dans la performance.
  • Aider les clients à fixer des objectifs réalistes, à savoir la recherche d’emploi, l’éducation, des activités à la maison ou de loisirs.

Groupe 50 ans et plus

Ce groupe de l’étape 2 est basé sur le principe de traitement précis selon l’âge qui offre un soutien et qui est non conflictuel, selon un rythme et comportant un contenu approprié aux personnes plus âgées vivant des problèmes de toxicomanie, souffrant de problèmes de drogues et d’alcool. Les membres du groupe se réunissent chaque semaine pendant une heure et demie et reçoivent un renforcement de leurs pairs, ils partagent leurs expériences et ils apprennent les uns des autres. L’accent est également mis sur le traitement de la dépression, la solitude, le fait de faire face à des pertes, les problèmes de santé, les transitions de vie, et en aidant les membres à développer des liens avec les services médicaux, de référence et de reconstruire des liens avec la collectivité.

 Groupes de femmes

La plupart des femmes référées aux groupes de femmes signalent des relations familiales chaotiques vécues dans leur enfance. Plusieurs d’entre elles ont subi de la négligence et de violence physique et/ou sexuelle à un moment dans leur vie. Souvent, elles ont des symptômes d'un trouble de l'alimentation et elles adoptent des comportements d’auto-mutilation. Parce que la violence contre les femmes est généralement infligée par les hommes, il est important d’offrir un environnement sûr et favorable où la dynamique entre les hommes et les femmes ne joue pas un rôle. Les femmes peuvent alors discuter plus facilement de leurs sentiments liés aux traumatismes passés : la honte, la culpabilité, l’impuissance, l’anxiété et la peur, tout en apprenant à faire face à une vie sans consommation de drogues et d'alcool.

Ce groupe composé de six à huit femmes se rencontre deux fois par semaine pendant une heure et demie.

Intervention supplémentaire

Prévention des rechutes (PR) 

La prévention des rechutes est un élément important du traitement de désintoxication. Le programme de PR de l’Unité d’alcoologie et de toxicomanie a été conçu à l’origine comme complément aux traitements existants et avait pour but d'aider les clients à comprendre et à gérer le processus de rechutes.

Le modèle PR employé à l’Unité d’alcoologie et de toxicomanie était principalement adapté à partir du modèle de prévention des rechutes de Marlatt et Gordon (1985) et des techniques structurées de prévention des rechutes du Centre de toxicomanie et de santé mentale. Les deux modèles sont basés sur une approche cognitivo-comportementale pour le traitement des comportements d’accoutumance et essayent d’adresser la nature du processus de rechute et de suggérer des stratégies d'adaptation utiles dans le maintien de changement. Les modèles incluent à la fois un cadre conceptuel des rechutes et un ensemble de stratégies d’intervention précises et globales qui permettent aux clients de répondre à chacune des étapes du processus de rechute. 

Les interventions précises du programme de prévention des rechutes de l’Unité d’alcoologie et de toxicomanie sont : 

  1. Augmentation de l’auto-efficacité du client, élimination des mythes sur les effets de l’alcool et des drogues, gestion des défaillances, et restructuration des perceptions du client au sujet du processus des rechutes.
  2. Relever les situations précises à hauts risques explicites pour chaque client et renforcer les compétences du client pour faire face à ces situations.
  3. Relever et reconnaître les envies et les tentations et explorer des techniques pour y faire face.
  4. Comprendre le comportement passif/agressif/affirmatif, identifier et reconnaître les sentiments de colère et apprendre les techniques de gestion de la colère
  5. Introduction à la relaxation et à la gestion de stress et aux techniques de résolution de problèmes.
  6.  Discussion portant sur les stratégies sur la façon d’atteindre un mode de vie équilibré et comment gérer un épisode de rechute

Gestion du stress

Le groupe de gestion du stress est structuré en huit séances hebdomadaires d’une heure et demie, offertes à tous les clients de l’étape 2 du traitement. Les séances sont fondées sur l’apprentissage de nouvelles façons de reconnaître et de faire face au stress et à l’anxiété. Le groupe offre une occasion d’apprendre les techniques de relaxation de base, de stratégies comportementales cognitives, et des compétences en matière de communication affirmative.

La relation thérapeutique préprofessionnelle

Lors du processus de toxicomanie, le travail est souvent le dernier rôle à être perdu; en même temps, le travail constitue un tiers de notre routine quotidienne et, pour ce qui est de la guérison, il est crucial de structurer le temps d’une manière significative, afin d’arriver à une récupération stable et à un retour de l’estime de soi. Un besoin en matière des programmes de traitement est présent. Ces programmes visent à assurer la réadaptation dans ce domaine afin restaurer les compétences de base détruites par la consommation de drogues, ou afin de maintenir la productivité de ces clients qui sont restés socialement productifs en dépit de leur dépendance.

Par le biais de la relation thérapeutique préprofessionnelle, une occasion est offerte à nos clients de réévaluer leurs compétences professionnelles et de développer une approche planifiée de la recherche active d'emploi

Évaluation cognitive et réadaptation
Environ un tiers à deux tiers des toxicomanes démontrent des déficits de leur fonctionnement cognitif et de leur rendement au travail. En raison principalement de l’incidence des drogues et de l’alcool sur le lobe frontal, les clients peuvent démontrer des difficultés avec la mémoire à court terme, de nouveaux apprentissages et la résolution des problèmes qui peuvent avoir un effet sur la capacité de prendre les décisions et les responsabilités dans la vie quotidienne. Au cours des trois premiers mois d’abstinence de consommation d’alcool et de drogue, pour la plupart des consommateurs de drogue, il y a une régénération des fonctions cognitives. Cependant, une proportion de clients continue à démontrer des déficits cognitifs qui affectent leur qualité de vie. En respectant une abstinence soutenue, ces clients qui présentent des déficits cognitifs sont évalués au moyen des outils normalisés et ils disposent d’un programme de réadaptation cognitive informatisé, ce qui stimulera le processus de récupération cognitive

Thérapie cognitive-comportementale (TCC) individuelle 

Certains clients qui ont réussi le programme font encore face à des problèmes avec la dépression, l'anxiété et troubles de l'alimentation. Si ces problèmes ne sont pas traités, la probabilité de rechute en matière de drogue et d'alcool est plus élevée. Pour les clients qui ont réussi à atteindre au moins six mois d’abstinence, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) à court terme est disponible, avec une référence de la part du thérapeute du groupe de l’étape 2.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une approche psychothérapeutique qui vise à traiter les problèmes entourant les émotions, les comportements et les pensées de façon systématique en intégrant des objectifs ciblés. Des faits démontrent que la TCC a été efficace pour le traitement de nombreux problèmes, notamment les troubles reliés à l’humeur, à l’anxiété, à la personnalité, à l’alimentation, à l’abus d'alcool ou d'autres drogues et aux troubles psychotiques. Bien que les techniques thérapeutiques varient en fonction du problème à traiter, les stratégies couramment utilisées comprennent le fait de tenir un journal des événements importants et des sentiments, des pensées et des comportements qui y sont associés, la remise en question et évaluation des pensées, des hypothèses et des croyances qui pourraient se révéler inutiles et improductives; faire face graduellement aux activités qui auraient pu être évitées et essayer de nouveaux comportements et activités.

Pharmacothérapie

Des pharmacothérapies spécialisées sont utilisées, basées sur des médicaments nouveaux et reconnus, sont utilisées dans certains cas. Ces traitements servent à aider les patients participant au programme de l’Unité lors du processus de désintoxication (en milieu hospitalier ou en service de consultation externe) ou pour aider à maintenir l’abstinence envers la consommation de drogue et d’alcool. On peut citer en exemple la désintoxication de la dépendance aux opiacés des patients hospitalisés au moyen de l’utilisation de la méthadone en doses décroissantes, ainsi que l’utilisation du naltrexone et de l’acamprosate afin de diminuer l’état de besoin et aider à maintenir la sobriété après la désintoxication de l’alcool.

Désintoxication en établissement 

La désintoxication peut être effectuée de façon sécuritaire et efficace dans un milieu où l’on dispense des services aux patients externes et aux malades hospitalisés. Une personne peut être admise à l'hôpital pour désintoxication lorsque les risques associés au sevrage qui auraient lieu dans un service de consultation externe sont estimés comme pouvant être dangereux. La désintoxication en établissement comprend un traitement médical et une relation thérapeutique visant à soulager les symptômes immédiats de comportements de retrait et à surmonter la dépendance physique et psychologique envers l'alcool ou d'autres substances. Tout en entreprenant sa désintoxication et en atteignant l’abstinence, les états pathologique et psychiatrique sont également traités. L’Unité d’alcoologie et de toxicomanie comprend quatre lits alloués aux patients hospitalisés aux fins de désintoxication du service de psychiatrie de l’Hôpital général de Montréal.

Lorsque la personne reçoit son congé de l’hôpital, elle peut continuer à participer au programme pour les patients externes ou, dans certains cas, être orientée vers d’autres établissements qui offrent des soins en matière de toxicomanie.

 Famille/Couples/Proches

Les proches sont invités à assister à une séance avec le client et le thérapeute principal. Les proches jouent un rôle important pour ce qui est de la récupération et le client, tout comme les membres de la famille, peuvent obtenir des avantages réciproques en apprenant davantage au sujet des conséquences et des réactions découlant de la consommation chronique et de la dépendance, et ce qu’ils peuvent engendrer.