Visitez le Café scientifique du CUSM pour explorer les interactions entre les drogues et le cerveau : bénéfiques, nocives et utiles scientifiquement.
Le Centre universitaire de santé McGill, en collaboration avec l’Institut neurologique de Montréal et l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, a organisé ce Café scientifique le mardi 12 février 2008.
L’événement a bénéficié d’un financement desInstituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
Host:
ANIMATEUR : le Dr Rémi Quirion, directeur scientifique de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas et directeur scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). BIOGR.
Presenters
L’attrait qu’exercent les signaux associés à la drogue visée devient de plus en plus fort, phénomène dit de sensibilisation. En sens inverse, l’effet de la drogue elle-même diminue, phénomène connu sous le nom de tolérance, Lequel de ces deux effets est le plus important à l’égard du développement de la toxicomanie? C’est là un point controversé.
(les videos sont en anglais)
Pourquoi les drogues sont-elles addictives? Pourquoi notre cerveau nous permet-il de devenir dépendants des drogues? La marijuana est un succès qui s’est développé progressivement, parce que la plante renferme dans ses feuilles un agent chimique qui la rend désirable pour les humains. Mais pourquoi ces plantes possèdent-elles des substances chimiques qui affectent le cerveau?
Selon les patients, la marijuana produit trois effets sur eux : elle les aide à dormir, elle atténue leur douleur et elle les aide à se détendre. Il s’agit de trois problèmes avec lesquels sont aux prises les personnes souffrant de douleurs chroniques.Les patients ont découvert que la marijuana ne supprime pas la douleur, mais les distrait de celle-ci. Les patients sont moins affectés par la douleur quand ils prennent de la marijuana.
Q & A
1. Existe-t-il des personnalités prédisposées à la toxicomanie? Si c’est le cas, pourquoi?
2. Comment traitez-vous les médicaments d’ordonnance à la mode, à usage potentiellement ludique, ou qui sont vendus illégalement par les patients à qui on les a prescrits?
3. Comment traitez-vous la relation alcoolisme-toxicomanie et dépression chez vos patients?
4. Pouvez-vous expliquer que des personnes ayant cessé de fumer depuis 50 ans soient encore attirées par l’odeur de la fumée de cigarette?
5. Connaît-on des exemples d’animaux toxicomanes et, dans la négative, qu’est-ce qui nous empêche de nous abstenir des drogues comme ils le font?
6. Quel rôle joue l’hérédité dans la formation de la dépendance aux drogues?
7. Y a-t-il un facteur génétique/racial dans la prédisposition à l’alcoolisme ou à la toxicomanie?
8. Quelle est la capacité réparatrice du cerveau humain après un usage prolongé d’alcool ou de drogues?
9. La dépendance sexuelle relève-t-elle de la même catégorie que la toxicomanie?
10. La marijuana produit-elle le même effet sur les personnes souffrantes que sur celles qui l’utilisent à des fins ludiques?
11. La relation entre l’industrie pharmaceutique et les médecins présente-t-elle un risque en ce qu’elle influerait sur leurs décisions?
12. Au cours du traitement de la dépression, une dépendance aux drogues prescrites peut se créer. Quel rapport cela a-t-il avec la santé mentale du patient?
13. Compte tenu des diverses variétés du cannabis et de leurs divers effets (à tout le moins perçus) sur le cerveau, quel degré de certitude avons-nous que le THC est le seul agent actif?
14. Le cas échéant, si on prescrit du THC pur à un patient, est-ce nécessairement ce dont il a besoin ou se pourrait-il qu’un mélange plus riche d’ingrédients soit nécessaire?
15. Il se fait peu de recherche sur les drogues dopantes en raison du tabou social qui pèse sur elles. Pourtant, elles pourraient avoir d’autres effets, plus bénéfiques ceux-là. Comment faire avancer ce genre de recherche clinique?
16. Quel type d’effets l’adoption d’un programme de méthadone pendant plusieurs années peut-il avoir sur les os, les muscles et l’organisme du patient en général?
17. Cela veut-il dire qu’il n’y a pas de suivi, de surveillance après les essais cliniques?
18. Dans votre introduction, vous mentionniez que toutes les drogues, sauf une, proviennent des plantes. À laquelle faisiez-vous référence?
19. S’agissant de la douleur chronique, avons-nous une idée de ce qui déclenche les voies de la douleur?
20. Que pensez-vous de la notion d’accoutumance en regard de celle de la dépendance?
21. Comment pouvons-nous vérifier avec précision les effets d’une drogue donnée chez des patients qui l’utilisent en association avec une ou plusieurs autres?
22. Y a-t-il une relation entre l’usage d’une drogue et les comportements d’insomnie et de sommeil?
23. Des obsessions comme l’achat exclusif de produits de marque ou la consultation de sites Internet de réseaux sociaux peuvent-elles aussi devenir des dépendances?
24. Quelle est l’efficacité des médicaments pour le TDAH sur les postadolescents?
25. Y a-t-il un lien entre la dépression et la douleur chronique?
26. Pourquoi y a-t-il tant de gens qui ne croient pas que la nourriture peut devenir une dépendance?
27. Comme les cerveaux des enfants atteints du TDAH sont toujours en développement, y a-t-il un moyen de réguler leurs niveaux de dopamine sans administrer un médicament susceptible d’altérer ce développement?
28. Dans la prise en charge de la douleur aiguë, l’effet bénéfique est-il de nature psychologique ou davantage physiologique?











