La création du premier service de soins palliatifs au monde

C’est dans les murs de l’Hôpital Royal Victoria (HRV) et sous le leadership d’un médecin de McGill, le Dr Balfour Mount, qu’a vu le jour le premier service au monde de soins palliatifs.

Au début des années 1970, les soins palliatifs n’existaient pratiquement pas, au Canada comme dans le monde entier. « À l’époque, les hôpitaux universitaires se concentraient tous sur la recherche, le diagnostic, l’allongement de la vie et la guérison, » dit le Dr Mount. « Les besoins des malades en phase terminale, pour qui le prolongement de la vie ou la guérison ne sont plus des objectifs pertinents, étaient totalement absents des préoccupations de l’équipe soignante. » Il fallait un changement.

Donnant suite aux conclusions d’un comité constitué par le Dr Mount en 1973 pour évaluer les soins en fin de vie, un projet pilote de deux ans a été mis sur pied. Il s’agissait de mettre à l’essai un programme de soins palliatifs constitué de quatre modules cliniques : une unité de soins palliatifs (12 lits), un service de consultation, un programme de soins à domicile, pour le suivi des malades en phase terminale et de leur famille dans la collectivité, et un programme de suivi du deuil.

Le programme visait à améliorer la qualité de vie des patients en élargissant la mission soignante traditionnelle pour y intégrer un éventail plus diversifié de préoccupations, en particulier le contrôle systématique des symptômes. Il centrait aussi l’attention sur les enjeux psychosociaux, spirituels et existentiels de la maladie au stade avancé, approche qui allait éventuellement devenir les « soins holistiques. »

Misant sur cette réputation d’excellence, le CUSM a établi cette année une « unité de soins de l’avenir » à l’Hôpital général de Montréal à l’intention des patients aux soins palliatifs et de leur famille. La nouvelle unité compte quatorze chambres privées et une chambre pour deux. Un salon, une salle de bain thérapeutique, un bureau réservé à l’équipe pluridisciplinaire, des locaux de consultation et de préparation des médicaments ainsi qu’une salle de conférence complètent cet aménagement moderne. Comparée aux locaux antérieurs, la nouvelle unité offre aux patients et aux familles un milieu beaucoup plus propice au soulagement, et au personnel des lieux de travail favorisant l’efficience.

Mais au delà d’un environnement pour les patients, l’équipe des soins palliatifs offre un guichet unique aux personnes qui ont besoin de procédures telles que les blocs anesthésiques, la radiologie interventionnelle, la cimentoplastie des fissures osseuses et d’autres procédures axées sur le soulagement de la douleur, de l’essoufflement et des nausées ainsi que sur l’amélioration générale de la qualité de vie à la phase palliative. « Les patients vivent plus longtemps avec la maladie, le cancer, par exemple. Il faut donc un plus large éventail de thérapies qui prolongent la vie et améliorent la qualité de vie, » dit le Dr Manuel Borod, directeur des Soins palliatifs au CUSM. « Notre département constate les résultats de ces stratégies avancées.

Visitez les soins palliatifs : muhc.ca/ar2008/annual-report/palliative-care.