Comparer des pommes avec des pommes

Vous souvenez-vous de votre première année sur les bancs d’école où l’on vous initiait, pour la première fois, au monde magique des mathémat

Vous souvenez-vous de votre première année sur les bancs d’école où l’on vous initiait, pour la première fois, au monde magique des mathématiques? Vous découvriez avec bonheur les additions et les multiplications sans avoir encore eu à vous buter au monde complexe des multiplications et des divisions. Quel que soit l’âge ou l’endroit où vous soyez allé à l’école, je suis certain que l’un de vos professeurs vous aura enseigné le principe suivant : « On ne peut comparer des pommes avec des oranges. On ne peut comparer des pommes qu’avec d’autres pommes. C’est la raison pour laquelle si l’on fait la somme de trois oranges et de deux pommes, on n’obtient pas cinq oranges pommes. » Si, au début, nous avons mis un peu de temps à comprendre ce concept, avec le temps celui-ci est devenu un trait fondamental de la façon dont nous percevons l’existence. À l’époque, je n’aurais jamais pu deviner que vingt ans plus tard, ce même concept élémentaire me ferait réfléchir à nouveau.

Robert Sternszus, Montreal

J’en suis déjà à ma sixième entrevue et le moment de prendre des décisions approche. Mais le problème tient au fait qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de différences entre les programmes. Ils répondent tous aux exigences du Collège Royal, ils permettent tous d’acquérir une solide formation en pédiatrie et partout, on retrouve des résidents qui ont l’air d’adorer ce qu’ils font. En fait, tous ces programmes sont absolument fantastiques. Si chaque programme a son petit cachet qui le rend unique, comme je viens de le souligner, TOUS les programmes ont leur propre cachet. Me voila donc tenu de comparer des pommes avec des pommes. Avez-vous déjà essayé de comparer des pommes avec des pommes? Si certaines sont rouges tandis que d’autres sont vertes, si certaines sont un plus ou un peu moins dures, en fin de compte, ce sont toutes des pommes. Je vous assure que ce n’est pas une comparaison aussi facile à faire que ce j’ai pu croire jadis.

Où en suis-je donc? Eh bien, outre les six pommes étonnamment similaires dont je viens de vous parler, il me reste encore quatre entrevues. Comment vais-je faire pour choisir? J’ai encore un mois pour trouver la solution et je ne manquerai certainement pas de vous en reparler, mais disons que pour l’instant, j’aurais vraiment envie d’une orange!