Il fait bon être chez moi. Je suis dans mon appart, en train de me remémorer la période d’entrevues qui est maintenant chose du passé. Voici venu le moment de faire nos choix.Le 5 février, la période de classement national s’est ouverte officiellement. Les responsables des programmes et les étudiants ont maintenant trois semaines pour faire leur choix. En ce qui concerne les programmes, je considère que les décideurs jouissent d’un certain avantage, non seulement parce qu’il est facile de choisir parmi autant de candidats valables, mais aussi parce qu’il s’agit d’une démarche qui revient chaque année, depuis les tout débuts du service canadien de jumelage des résidents (CaRMS). De notre côté, c’est une première. Même si nous pouvons en discuter avec certains de nos collègues qui sont déjà passés par là, il est clair que la façon de choisir son programme appartient à chacun, tout comme cela a été le cas quand il a fallu choisir une spécialité. Il n’y a certes pas de formule magique, ni de bonne ou de mauvaise réponse.
Où en suis-je donc ? Comme je l’ai déjà indiqué dans mon blogue, je suis du genre à prendre des décisions surtout par conviction profonde. Je prends le temps de bien soupeser chaque facteur, mais le plus souvent, j’y vais avec mes tripes. Cela dit, cette façon de faire est quelque peu cavalière quand il s’agit d’une décision aussi capitale. J’ai donc décidé de réfléchir à tous les éléments du programme de résident qui comptent pour moi. J’ai ensuite attribué une cote numérique de 5 à 10 à chacun, selon l’importance que j’y accorde. Dans ma liste, j’ai inclus, entre autres, la possibilité de faire de l’enseignement, de soutenir la recherche, de pratiquer à l’étranger, la qualité de vie en résidence, etc.

En plus de coter les programmes, il faut aussi coter la ville choisie. Bien que ça ne soit pas de façon permanente, nous allons rester dans cette ville pour au moins trois ans. Je suis célibataire, au milieu de la vingtaine ; je suis conscient que ces trois années seront plus qu’un simple intermède et pourraient être déterminantes pour le reste de ma vie. C’est pourquoi le choix de ma ville de résidence ne doit par être fait à la légère. J’ai donc décidé d’y attribuer une cote sur 15.
Enfin, j’ai considéré que ça serait contraire à mes convictions que de ne pas me fier à mon instinct pour faire mon choix définitif. J’ai donc attribué à chaque programme un pointage sur 10, basé essentiellement sur l’instinct. Après avoir tout calculé, j’en suis arrivé à un système de pointage permettant de coter chaque programme envisagé de 1 à 100.
Le résultat ? Je peux certainement affirmer que ma comparaison des pommes est ressortie clairement. Sur les 75 points attribuables aux programmes seulement, j’ai obtenu un maximum de 66 points et un minimum de 62. Chaque résultat différait selon les divers éléments pondérés, mais en fin de compte, pour ce qui est de la qualité des programmes, les écarts étaient minimes. Quant au choix de la ville, le fait est que le Canada est un très beau pays. Bien que chaque ville offre une culture et un environnement distincts, dans presque tous les cas, j’ai été en mesure de trouver des facteurs positifs pouvant m’assurer que j’y serais heureux. En fin de compte, j’ai dû me fier à ma conviction profonde. C’est par ce critère que je peux démarquer chacun des programmes et, en bout de ligne, c’est ce qui me servira à faire mon choix définitif.
Me voilà donc au terme du processus. J’aurai ma réponse dans trois semaines. D’ici là, je vais tenter de m’occuper le corps et l’esprit. Je ne saurais prétendre que l’attente est facile et qu’il m’importe peu que ma ville d’adoption soit parmi celles que j’ai placées en haut de liste. Cependant, je me rassure en pensant que je serai heureux quel que soit l’endroit où je me retrouverai. Après tout, n’est-ce pas ce que nous souhaitons tous.



