- Pourcentage de réduction du nombre d’infections acquises en milieu hospitalier grâce aux chambres individuelles du patient : 45 %
- Pourcentage d’augmentation du niveau de satisfaction des patients à l’égard de la réduction du niveau du bruit dans les chambres individuelles du patient : 15,1 %
- Niveau moyen de réduction de la durée du séjour des patients dans les chambres baignées de lumière naturelle : 1 journée
- Pourcentage de groupes d’âges et de types de patients faisant état d’un niveau de satisfaction accru dans une chambre individuelle du patient : 100 %
- Pourcentage de chambres individuelles du patient au CUSM : 100 %
Malheureusement, le sommeil et l’intimité n’étaient pas toujours au rendez-vous. Comme la plupart des patients du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Valerie Laidley-Price avait été placée dans une chambre à quatre lits où elle devait partager l’espace avec trois autres patients, leurs prestataires de soins et leur famille.
« Je n’ai pas fermé l’œil des premières nuits », confie Valerie. « Entre les allées et venues du personnel infirmier, des préposés aux soins et le bruit de mes voisins de chambre, très rares étaient les moments de silence. » L’intimité était également une source d’inquiétude puisque deux des personnes qui partageaient la chambre de Valerie Laidley-Price étaient des hommes. « Je venais de subir une intervention chirurgicale pour mon cancer du sein et la dernière chose que je souhaitais était d’avoir à me soucier de mon intimité. » « Si les meilleurs médecins, infirmières et infirmiers travaillent ici, l’environnement complique la vie de chacun. » ajoute t’elle.
D’une unité de 50 lits à une chambre à quatre lits
Aussi imparfaite qu’ait pu être l’expérience qu’a vécue Valerie Laidley-Price, dans sa chambre à quatre lits, des pas de géant ont indiscutablement été réalisés par rapport à l’expérience des patients, au XIXe siècle. Lorsque l’Hôpital Royal Victoria a ouvert ses portes, en 1894, les patients étaient logés dans de vastes unités où les lits n’étaient même pas séparés d’un simple rideau. Les infirmières et les médecins passaient d’un patient à l’autre et les infections étaient si fréquentes que le taux de mortalité pouvait être de 50 %.
La médecine ayant permis de mieux comprendre les mécanismes de propagation des maladies, nous avons consacré des efforts à tenter de séparer les patients les plus malades au moyen de partitions, à stériliser l’équipement et à implanter un milieu plus contrôlé et hygiénique. Dans les années 1970, les chambres à quatre lits étaient devenues la norme et celles-ressemblaient, dans une très large mesure, à la chambre dans laquelle Valerie Laidley-Price est restée hospitalisée.
Un patient, des centaines d’avantages
Le domaine de la conception des hôpitaux a fait l’objet d’une révolution aussi profonde que celle qui a permis de passer des unités logeant 50 patients à des chambres à quatre lits. À notre époque, on ne retrouve désormais qu’un seul type de chambre de patient dans les hôpitaux modernes : la chambre individuelle.
Avec un seul lit par chambre, l’époque où les potences pour intraveineuse s’entrechoquaient et où il fallait parler plus fort que son voisin est révolue. Les patients et leurs proches jouissent plutôt de leur intimité, de calme, de confort et de discrétion.
La sécurité des patients avant toute chose
La chambre individuelle du patient ne vise pas simplement à créer un milieu plus agréable pour les patients. En effet, la recherche démontre qu’une chambre individuelle bien conçue peut permettre de limiter la propagation des maladies.
« La chambre du patient peut constituer un puissant outil pour lutter contre la propagation des infections en milieu hospitalier. » affirme le Dr Vivian Loo, chef du service de microbiologie au CUSM. Des attributs tels qu’un poste de lavage des mains à l’entrée de la chambre, un système de ventilation plus puissant, des surfaces faciles à nettoyer et non poreuses ainsi que des salles de bain privées contribuent à réduire les dangereuses infections acquises en milieu hospitalier, comme c’est le cas du SARM et du C. difficile.
Un patient dans un environnement confortable est un patient qui guérit plus rapidement
Outre le fait qu’il permette de limiter les infections, la recherche démontre que le milieu dans lequel se retrouve le patient a énormément à faire avec la vitesse à laquelle celui-ci se rétablit. Il est prouvé que la lumière naturelle, les couleurs apaisantes et la présence d’œuvres d’art, de distractions positives comme la télévision et Internet ainsi que l’absence de bruits désagréables réduisent le stress et favorisent la guérison. L’appui des parents et amis joue également un rôle inestimable de sorte que la présence d’un milieu accueillant pour les visiteurs joue un rôle essentiel.
Le personnel peut également mieux s’acquitter de son travail lorsque le milieu lui est favorable, plutôt que néfaste. Les pièces conçues de manière ergonomique permettent de limiter les mouvements inutiles et le fait de disposer de l’espace nécessaire pour loger les équipements les plus récents signifie que les prestataires de soins ont à portée de main tous les outils dont ils ont besoin. Il est possible d’amener l’équipement médical juste à côté du lit, de sorte que les patients n’ont pas à être transférés ailleurs chaque fois qu’ils doivent subir une analyse. Puisque chaque médecin qui travaille au CUSM est également chercheur et enseignant, les nouvelles chambres permettent aux étudiants et aux prestataires de soins de discuter de l’état d’un patient sans avoir à se soucier de questions relatives à la vie privée.
Le nouveau CUSM : 100 % de chambres individuelles
Nos patients représentent notre priorité absolue. Sur les campus Glen, de la Montagne et Lachine du nouveau CUSM, nos patients disposeront donc tous d’une chambre individuelle et du meilleur environnement propice à la guérison possible.
Pour Valerie Laidley-Price, le message ne saurait être plus agréable : « Si jamais je devais de nouveau me retrouver à l’hôpital, un jour, le fait de disposer de ma propre chambre ferait toute la différence au monde. Nous attendons de nouveaux hôpitaux depuis bien longtemps : n’attendons plus! »
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