Récupérer un toutou perdu, expliquer un test sanguin ou une procédure complexe, atténuer les peurs d'un enfant, voilà des choses qui ne sont pas enseignées dans le programme de soins infirmiers.
Heureusement pour les quelque 200 étudiants en soins infirmiers qui participent au Programme de stages du CUSM chaque année à l'Hôpital de Montréal pour enfants (HME), il y a de nombreuses occasions de faire des apprentissages pratiques sur les soins spécialisés et la compassion.
« L'Hôpital de Montréal pour enfants accepte les stagiaires en soins infirmiers compétents qui proviennent des cégeps et des universités de la région de Montréal pour un stage de six semaines en pédiatrie », explique Sandy Bradford, coordonnatrice des soins infirmiers pour les services médicaux de l'HME. Le stage fait partie des exigences menant à l'obtention d'un diplôme en soins infirmiers au Québec. « Les stagiaires arrivent ici avec une expérience différente et ils ont donc besoin de soutien à divers points de vue », explique Mme Bradford. Par exemple, les élèves en soins infirmiers provenant du cégep ont généralement une expérience pratique, alors que les programmes universitaires tendent à être plus théoriques. « Notre objectif est donc de coordonner leurs besoins et de faciliter la formation. »
« C'est une période grisante pour les stagiaires en soins infirmiers, une période remplie d'expériences révélatrices. »
Serena Slater, ancienne étudiante à la maîtrise en soins infirmiers de l'Université McGill et ancienne assistante de recherche à l'HME, se souvient avec joie de son premier stage au Service de maternité de l'Hôpital Royal Victoria. « L'une des choses que j'ai aimées, c'est le fait d'avoir été placée dans un contexte clinique dès le début de mon stage », explique-t-elle. « Je n'avais pas le temps d'être nerveuse, il fallait plonger et apprendre sur le terrain. » Mme Slater ajoute qu'il existait une belle harmonie entre la théorie apprise en classe et l'expérience pratique. « J'aime l'ambiance à l'HME », affirme-t-elle. « Le personnel est prêt à faire le petit effort supplémentaire. » Les jeunes patients sont si forts et si optimistes malgré leur condition. Cela donne une tout autre perspective à la vie. »
Vincent Ballenas se souvient avoir ressenti de l'excitation suivie d'une pression l'incitant à vouloir bien faire son travail lorsqu'il a commencé à travailler comme nouvel infirmier en pédiatrie à l'HME. « Je n'avais pas beaucoup d'expérience au chevet des patients, mais je possédais une bonne formation générale », indique le diplômé du programme de maîtrise en soins infirmiers de l'Université McGill. Bien qu'il admette en avoir encore beaucoup à apprendre sur la profession et sur le travail auprès des enfants, il affirme avoir plus confiance en lui maintenant. Les infirmières expérimentées ont été de bons modèles, et tout le monde travaille pour créer un environnement favorable, qu'il s'agisse des médecins, des collègues de travail ou du personnel administratif.
« Les enfants ont un si bel avenir devant eux », ajoute-til. « Ils veulent coopérer, être en meilleure forme, sortir et jouer avec leurs amis. Voilà ce qui me motive ! »
« Certains étudiants sont nés pour faire ce métier », affirme Sandy Bradford. « Ils adorent travailler auprès des enfants en plus de mettre leur compétence en évidence durant leur stage. Ils sont les étoiles que nous tentons d'encourager à venir travailler à l'HME. »



