
Le Dr Renzo Cecere, directeur du Programme d'assistance ventriculaire mécanique et directeur chirurgical du Programme d'insuffisance cardiaque et de transplantation cardiaque du CUSM, a été le premier chirurgien au Canada à implanter un dispositif d'assistance ventriculaire de longue durée, en 2002, dans le cadre d'un essai clinique d'envergure internationale.
La personne qui souffre d'insuffisance cardiaque et qui a besoin d'une greffe dépend totalement de la disponibilité d'un donneur compatible. Mais les donneurs sont rarissimes. Le patient se trouve donc pris dans une spirale descendante.
« C'est là qu'entrent en jeu les dispositifs d'assistance mécanique », dit le Dr Renzo Cecere, directeur du Programme d'assistance ventriculaire mécanique du CUSM et directeur chirurgical du Programme d'insuffisance cardiaque et de transplantation cardiaque du CUSM. « Nous pouvons compter sur la technologie des pompes pour assister la circulation cardiaque défaillante du patient jusqu'à ce qu'un donneur soit trouvé. La notion globale est appelée assistance ventriculaire en attente de greffe ».
Ces coeurs mécaniques sont choisis en fonction du patient. Certains sont implantés, alors que d'autres dispositifs comportent une pompe externe reliée par un cathéter. Les patients peuvent vaquer à peu près normalement à leurs occupations quotidiennes. « J'ai même un patient qui fait du ski, avec sa pompe », dit le Dr Cecere. « On peut voyager avec la pompe, bref, faire à peu près tout. Avant l'introduction de cette technologie, ces choses auraient été inimaginables ! »
Fondamentalement, les coeurs mécaniques fonctionnent comme un coeur normal, fournissant un flux sanguin pulsatile à l'organisme et permettant la reprise de la fonction cardiaque chez certains patients atteints d'insuffisance cardiaque.
Un seul dispositif implantable, le « coeur de Berlin », est disponible en cinq tailles. Le DrCecere a pu y avoir recours pour maintenir en vie pendant plusieurs mois un tout-petit de deux ans. L'enfant est maintenant un turbulent garçonnet de trois ans et demi et il a reçu depuis un nouveau coeur. Sans coeur mécanique, ses chances de survie auraient été nulles.
Que se passe-t-il quand il n'y a jamais de coeur compatible disponible ou si le patient, en raison de son âge ou d'autres facteurs de risque, n'est pas un bon candidat à la transplantation ? Les recherches actuelles sont axées sur la « thérapie définitive », dans laquelle un implant permanent de longue durée constitue une solution de remplacement totale à la greffe cardiaque. Des patients auparavant cloués au lit pourront reprendre la maîtrise de leur vie. Le Dr Cecere a été le premier chirurgien au Canada à utiliser un tel dispositif, en 2002, dans le cadre d'un essai clinique d'envergure internationale. Un nouvel essai à venir porte sur une pompe d'une durée de vie éventuelle de 10 ans.
« Les greffes cardiaques ne vont pas cesser, mais la pression qui s'exerce maintenant vise à trouver d'autres options », dit le Dr Cecere. « Cela nous permettra de réserver la transplantation cardiaque aux patients sans autre recours et d'offrir autre chose aux patients qui pourraient bénéficier tout autant d'autres traitements ou technologies. Notre équipe de médecins, de personnel infirmier, de travailleurs sociaux et de chercheurs - tous bien formés, passionnés et doués - offre aux patients la garantie de recevoir le meilleur traitement existant. De plus, les progrès qui se profilent à l'horizon, et auxquels nous contribuons, permettront d'aider encore davantage de personnes dans l'avenir. »



