Questions courantes
Les personnes qui ont été frappées par la grippe A(H1N1), durant la première vague de celle-ci, ont généralement présenté des symptômes bénins, largement analogues à ceux qui caractérisent la grippe saisonnière et ont guéri en quelques jours, sans subir de traitement particulier. Cependant, certaines personnes sont devenues très malades et ont développé de graves problèmes respiratoires. Les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire était affaibli étaient les plus à risque. Avec le début de la deuxième vague, dans d’autres pays, nous constatons désormais un taux de mortalité plus élevé auprès de jeunes femmes qui n’ont par ailleurs aucun problème de santé.
Certaines données permettent de croire que le vaccin contre la grippe saisonnière offre une certaine forme de protection. Cependant, le vaccin annuel était en cours de développement avant que le virus de la grippe A(H1N1) n’apparaisse, de sorte que la production des vaccins contre la grippe A(H1N1) a débuté durant la première vague de celle-ci. Les doses canadiennes de vaccins seront disponibles en novembre. Les femmes enceintes sont incitées à se faire vacciner contre ces deux formes de grippe.
Santé Canada a commandé 50 millions de doses, ce qui devrait permettre de répondre aux besoins de la population canadienne. On s’attend à ce que ces doses soient disponibles en novembre.
Santé Canada recommande de n’administrer le vaccin contre la grippe saisonnière qu’en janvier. Bien que certaines provinces aient décidé de l’administrer plus tôt, le CUSM a décidé de se conformer à la recommandation de Santé Canada.
Chaque pays a adopté sa propre stratégie. Santé Canada estime s’être doté de la bonne stratégie à l’égard de la constitution de ses réserves de doses et de son approche en vue de l’atténuation des risques associés à une éventuelle deuxième vague de la pandémie de grippe A(H1N1).
Si aucune directive spécifique n’a été mise de l’avant, on a néanmoins déterminé que certaines personnes présentaient un niveau de risque accru, comme celles qui ont déjà des problèmes de santé et les femmes enceintes, en même temps que les dispensateurs de soins de première ligne, qui devraient se faire vacciner en premier.
La vaccination est une démarche volontaire. Le CUSM est cependant en faveur de la vaccination. Les professionnels de la santé ainsi que tous les employés seront fortement encouragés à se faire vacciner en novembre, dès que les vaccins seront disponibles. Le CUSM mettra en œuvre son programme de vaccination contre la grippe saisonnière en janvier.
Oui. On a démontré l’efficacité de deux médicaments antiviraux, soit le Tamiflu et le Relenza, contre le virus de la grippe A(H1N1). Cependant, leur usage est réservé aux personnes qui sont gravement malades de la grippe ou à celles qui présentent un risque élevé de devenir malades. Jusqu’à présent, la plupart des patients guérissent, en demeurant chez eux, pour se reposer.
Le CUSM a entrepris de se préparer en profondeur en vue d’une pandémie, en relevant les aspects qui pourraient devoir être renforcés, tout particulièrement dans les urgences et les unités de soins intensifs. Les initiatives en matière de communication et de formation touchent l’ensemble du CUSM et portent principalement sur la prévention, la transmission rapide de l’information et les préparatifs. La vigilance dont on a su faire preuve pour la première vague demeurera prioritaire.
Le CUSM ne cessera de tenir ses employés au courant des dernières nouvelles, afin notamment de faire la nuance qui s’impose entre les faits et ce qui relève du battage entourant cette question.

