Mieux maitriser le vieillissement
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Dr Allen Huang, gériatre au Centre universitaire de santé McGill commente les derniers résultats de l’étude de la Dre Carolina Ling du département de gérontologie et de gériatrie du centre médical de l’Université de Leiden.
L’étude intitulée Handgrip strength and mortality in the oldest old: the Leiden 85-plus study vient d’être publiée dans CMAJ. Établissement d’un lien entre une baisse de la force de la poignée de main et une mortalité imminente chez les personnes âgées Une étude menée par des chercheurs des Pays-Bas et récemment publiée dans CMAJ, laisse entrevoir le fait qu’une altération, à la baisse, de la force de la poignée de main chez les personnes âgées constitue un indice de mortalité imminente. 
Les résultats, publiés par le Dr Carolina Ling du département de gérontologie et de gériatrie du centre médical de l’Université de Leiden et ses co-auteurs montrent qu’un tel phénomène se retrouve chez les personnes âgées de 85 et 89 ans. Ces constatations suggèrent que la force de la poignée de main pourrait avoir une incidence plus marquée sur la mortalité, avec le vieillissement.
« Comment cette conclusion, qui donne des indices quant au comportement biologique de ce groupe d’âge, pourrait-il nous aider, à titre de cliniciens de la santé? » est la question que se pose le Dr Allen Huang, gériatre au Centre universitaire de santé McGill qui a été invité à écrire un commentaire au CMAJ, sur cette étude. Le Dr Huang souligne qu’au Canada, les personnes âgées de 80 ans et plus constituent le segment de la population qui croît le plus rapidement. Il ajoute que les besoins de ce groupe devraient être mieux comblés par la société et le système de santé.
Cette étude pourrait contribuer à agir dans ce sens. La force de la poignée de main comme outil d’évaluation fiable Le Dr Huang, qui est également professeur agrégé à la faculté de médecine de l’Université McGill, estime que la force de la poignée de main pourrait servir de mesure à laquelle pourraient avoir recours les cliniciens - en plus des autres paramètres qui contribuent à définir le concept de fragilité.
À titre d’outil d’évaluation, un test visant à mesurer la force de la poignée de main pourrait aider les praticiens de la santé à évaluer l’état de leurs patients plus âgés, afin de cibler des interventions plus appropriées. « Nous pourrions imaginer que l’intervention chirurgicale que devrait subir un patient soit retardée du fait que celui-ci n’obtiendrait pas de bon résultats au test de mesure de la force de la poignée de main, ce qui permettrait de conclure que ses réserves physiques sont en deçà de leur niveau optimal » , laisse entrevoir le Dr Huang. Comme il le souligne, cette observation mène à un scénario dans lequel « une évaluation fonctionnelle plus poussée pourrait révéler un problème à l’égard duquel une réadaptation préopératoire pourrait améliorer les résultats, suite à l’intervention ».
Pour le Dr Huang, la question la plus intéressante que soulève cette étude consiste à déterminer si une augmentation de la force musculaire permettrait ou non d’avoir un effet sur le niveau de survie de ce groupe d’âge. Il est d’avis que d’autres études visant des cohortes plus hétérogènes devraient être réalisées afin de recueillir de plus amples renseignements et des données plus représentatives sur le comportement biologique, au sein de ce groupe d’âge.



