Recherche : les soins à domicile augmentent les chances de survie chez les aînés après une fracture de la hanche

Chaque année au Canada, environ mille personnes âgées font des chutes à domicile et doivent avoir recours, d’urgence, à hémiarthroplastie.

Coordonnées

Chaque année au Canada, environ mille personnes âgées font des chutes à domicile et doivent avoir recours, d’urgence, à une restauration partielle de la hanche par chirurgie (hémiarthroplastie). Le risque de décès chez ces patients est élevé durant les premiers mois après leur opération.

Une nouvelle étude suggère que les chances de survie augmentent lorsque les patients reçoivent des soins à domicile après leur intervention. Les résultats de l'étude, menée par les chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), viennent d’être récemment publiés dans le Canadian Medical Association Journal.

« Dans cette étude, nous avons constaté que les aînés qui ne reçoivent pas de soins à domicile suite à la décharge après une chirurgie partielle de la hanche ont 43 % plus de risque de mourir dans les trois premiers mois suivant l’opération », livre Dre Elham Rahme, chercheuse principale de l'étude et épidémiologiste à l'Institut de recherche du CUSM. « Nos résultats montrent également que moins de 16% des patients qui rentrent chez eux après une hémiarthroplastie reçoivent des soins à domicile.»

L’étude qui a suivi plus de 11 000 patients Québécois âgés de 65 ans et plus, ayant eu une restauration partielle de la hanche par chirurgie, présente des implications significatives en santé publique, qui selon les chercheurs devraient être considérées par les législateurs en santé.

Écoutez l'émission ballado du Dre Elham Rahme

Cette étude a pu être réalisée grâce à des subventions des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)

L’étude intitulée « Short-term mortality associated with failure to receive home care after hemiarthroplasty » publiée dans le Canadian Medical Association Journal a été coécrite par Elham Rahme, Kaberi Dasgupta, Sasha Bernatsky, Institut de recherche du CUSM et Université McGill; Youssef Habel, Institut de recherche du CUSM; Susan R. Kahn, Hôpital général Juif, Université McGill; Greg Berry et Mark Burman, Centre universitaire de santé McGill