Tabagisme, blessure à la tête et pesticides liés à un trouble du sommeil rare
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Les résultats d’une nouvelle recherche indiquent
que le tabagisme, les blessures à la tête, l’exposition aux pesticides
et l’agriculture constituent des facteurs de risque pour un rare trouble
du sommeil, qui pousse les personnes qui en sont atteintes à mettre
leurs rêves en action. Le trouble en question, connu sous le nom de
trouble de comportement en sommeil paradoxal (TCSP), peut parfois
entrainer des lésions corporelles et il est souvent un précurseur de
maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson et la
démence. La nouvelle étude, dirigée par le Dr Ronald Postuma, de
l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill
(IR-CUSM), est publiée dans la version en ligne du journal Neurology®.
Le TCSP se caractérise par l’absence de perte de
tonus musculaire que l’on constate normalement pendant le sommeil. Sans
cette perte de tonus musculaire, divers comportements peuvent se
manifester pendant le sommeil paradoxal, pendant lequel se produisent la
plupart des rêves d’apparence réelle. Ces comportement peuvent aller de
simples mouvements brusques des membres à des mouvements plus complexes
qui peuvent même être de nature violente, entraînant parfois des
blessures, soit pour la personne atteinte du TCSP ou pour la personne
qui partage son lit. On estime que le TCSP n’affecte qu’environ 0,5 pour
cent des adultes, mais les études ont démontré que plus de 50 pour cent
des personnes qui présentent ce trouble développent une maladie
neurodégénérative.
Afin de compenser les problèmes liés à la taille limitée de l’échantillon, le Dr
Postuma et ses collègues ont obtenu le soutien du Rapid Eye Movement
Sleep Behaviour Disorder Study Group (RBDSG), ce qui leur a permis
d’avoir accès à des données provenant de 13 institutions, réparties dans
10 pays. À partir d’un questionnaire qui évaluait les facteurs de
risque potentiels liés à l’environnement et au style de vie, 347
personnes présentant le trouble de comportement en sommeil paradoxal ont
été comparées à 347 personnes qui n’en étaient pas atteintes.
L’étude a révélé que les personnes atteintes du
TCSP étaient 59 pour cent plus susceptibles d’avoir auparavant subi une
blessure à la tête, accompagnée d’une perte de conscience; étaient 67
pour cent plus susceptibles d’avoir travaillé comme agriculteurs; et
étaient deux fois plus susceptibles d’avoir été exposées à des
pesticides dans le cadre de leur travail. Les personnes atteintes du
TCSP étaient aussi moins instruites, ayant en moyenne 11,1 ans de
scolarité, comparativement à 12,7 ans de scolarité pour les personnes ne
présentant pas ce trouble.
« Jusqu’à maintenant, nous ne savions pas
grand-chose des facteurs de risque liés au trouble de comportement en
sommeil paradoxal, à l’exception du fait qu’il était plus répandu chez
les hommes et les personnes âgées, explique le Dr Postuma, qui est aussi
professeur de médecine au Département de neurologie et de
neurochirurgie à l’Université McGill. Nous allons dorénavant être en
mesure de chercher des moyens d’intervenir dans le processus
neurodégénératif chez les patients qui présentent ce trouble. Ils sont
les candidats idéaux pour les traitements expérimentaux parce qu’ils en
sont aux premiers stades de la dégénérescence neurologique. »
L’étude a bénéficié du soutien du Fonds de Recherche du Québec (FRQ).
À propos du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de la campagne Les meilleurs soins pour la vie
En tant que l’un des hôpitaux universitaires les plus prestigieux du monde, le Centre universitaire de santé McGill offre des services exceptionnels qui intègrent totalement la recherche, l’enseignement et l’évaluation des technologies dans les soins centrés sur le patient. Fortement engagé dans un continuum de soins au sein de la collectivité, le CUSM est affilié à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Ses hôpitaux (l’Hôpital général de Montréal, l’Hôpital Royal Victoria, l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital neurologique de Montréal, l’Institut thoracique de Montréal et l’Hôpital de Lachine) attachent une grande importance aux services multidisciplinaires à toutes les étapes de la vie, aux techniques et pratiques novatrices, aux partenariats stratégiques ainsi qu’à leur leadership en matière de transmission des connaissances. Actuellement, le CUSM met en œuvre un projet de redéploiement de 2,35 milliards de dollars sur les sites de la Montagne, Glen et Lachine afin d’offrir à ses professionnels de la santé un environnement efficace dans lequel ceux-ci pourront assurer les meilleurs soins pour la vie aux patients et à leurs familles. Les établissements sont aménagés dans le respect des pratiques exemplaires en matière d’environnement, reconnues notamment par les certifications LEEDMD et BOMA BESt. cusm.ca cusm.ca/construction
La campagne Les meilleurs soins pour la vie représente un effort philanthropique sans précédent lancé dans le but de recueillir les fonds nécessaires pour compléter le projet de redéploiement du Centre universitaire de santé McGill et pour mener à terme le plan de développement du capital de cet établissement. cusm.ca/cause
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