Les soins infirmiers en regard de la CMI

Pas de perfection sans pratique

Au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le personnel infirmier est généralement formé à la fois en chirurgie minimalement invasive (CMI) et en chirurgie classique. Luc Binet, infirmier gestionnaire adjoint au Département de chirurgie de l’HGM, est hautement compétent en CMI. Mais, comme chacun sait, il faut de la pratique pour atteindre la perfection. 

« Les bases de la CMI sont enseignées dans un processus théorique à long terme, » dit M. Binet. « Pour retenir le maximum d’information, les infirmières et infirmiers répètent ce qu’ils ont appris dans le cadre de séances pratiques, commençant d’abord par des exercices de simulation, puis, quand les superviseurs jugent qu’ils sont prêts, ils font l’expérience en mode réel. »

Du début à la fin, une infirmière enseignante et une infirmière gestionnaire adjointe guident le nouvel arrivant dans le monde de la CMI. Une fois les techniques et les divers instruments maîtrisés, l’étape suivante est d’acquérir la vitesse d’exécution, tout en gardant en tête les priorités de l’intervention chirurgicale. Selon M. Binet, la vitesse d’exécution est un facteur très important dans le succès de la plupart des opérations. 

« Arrivant en salle d’opération, l’infirmière ou l’infirmier nouvellement formé vit un stress, car le reste de l’équipe connaît le travail à faire, » dit M. Binet. « C’est largement un travail d’équipe. L’infirmière instrumentiste et l’infirmière de liaison doivent travailler de concert pour permettre aux chirurgiens d’obtenir ce qu’il leur faut le plus vite possible. Il faut connaître un tas de choses et aucun détail ne doit vous échapper, car les erreurs peuvent causer des complications. C’est pourquoi il est très important de transformer ces procédures, ces techniques et ces compétences en réactions quasi instinctives. » 

Pour retrouver un niveau d’activité donné après une opération, un délai d’environ une semaine en chirurgie classique passe maintenant à un jour en chirurgie minimalement invasive. « Pour les patients, la rapidité du rétablissement est étonnante quand l’intervention a été un succès. Il m’est arrivé de voir un homme d’environ 80 ans, opéré la veille, mettre seul ses chaussures. Il en aurait été incapable en situation de chirurgie classique. Toute cette pratique est un grand atout pour nos patients. »