R. Il n'y a jamais eu d’infection
d'une personne à une autre de rapportée lorsque ce type d’auto-piqueur a été
utilisé comme il l’a été dans nos cliniques. L’auto-piqueur n’a été
utilisé que quelques fois par semaine, uniquement au sein des cliniques de
diabète et de dermatologie, et
chaque patient n’a été testé qu’une seule ou quelques fois.
Certains
patients ont toutefois été infectés par le virus de l'hépatite lorsque ce type
d’auto-piqueur a été utilisé pour tester des patients provenant des centres
hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) ou d’autres patients hospitalisés
pendant une longue période de temps.
Dans
de tels cas, l'hépatite B a été le virus de l’hépatite le plus transmis. La
probabilité d’être infecté par le virus de l'hépatite B est plus élevée chez
les personnes âgées dans les CHSLD que chez les enfants. À Montréal, le nombre
de cas d'hépatite B chez les enfants est très faible et, depuis 1994, tous les
enfants québécois sont vaccinés contre l'hépatite B en 4e année du
primaire. Certains enfants reçoivent le vaccin lorsqu’ils sont nourrissons. En
conséquence, le risque d’être exposé à une personne ayant hépatite virale B dans
nos cliniques est extrêmement faible.
Il
y a eu un cas de transmission du virus de l'hépatite C suite à une mauvaise
utilisation de ces auto-piqueurs chez des patients admis dans un centre
hospitalier. Encore une fois, l’auto-piqueur en question avait été utilisé
plusieurs fois par jour sur de nombreux patients. L’infection par l’hépatite C
est très rare chez les enfants au Canada.
Le
VIH est un autre virus qui pourrait être retrouvé dans le sang, mais il
n’existe aucun cas de transmission du VIH par le partage d’auto-piqueurs, même dans les
cas où le même dispositif aurait été utilisé plusieurs fois par jour sur de
nombreux patients dans un hôpital ou un CHSLD.
Le
VIH a été transmis par le sang dans d'autres situations, par exemple à la suite
de transfusions sanguines ou par des blessures avec une aiguille creuse
utilisée pour prélever du sang d'une veine, si du sang frais visible demeure
dans l'aiguille. Le VIH ne survit pas dans le sang séché, de sorte que nous ne
croyons pas que l'infime trace de sang qui pourrait avoir été laissée sur
l’auto-piqueur puisse transmettre cette infection. Cependant, afin d’en être
absolument certain, nous vous offrons la possibilité d’effectuer des analyses de
l’hépatite B, l’hépatite C et du VIH.