Soins de cancer chez les enfants

En 1947, L’Hôpital de Montréal pour enfants instituait sa division d’hémato-oncologie. Plus de 60 ans déjà, et quel chemin parcouru depuis ! Chaque année, le centre de traitement de jour reçoit plus de 6 000 visites.

Bien qu’aujourd’hui la lutte contre le cancer se poursuive, nous pouvons déjà nous féliciter de belles victoires, tant la vocation, la motivation et l’engagement stimulent la fibre professionnelle et l’esprit d’équipe de tout notre personnel. Il nous importe de créer des liens étroits avec nos patients et leurs proches afin d’être tous unis en un même combat.

Il en résulte ainsi des progrès flagrants. Reconnu internationalement pour ses percées en neurooncologie et en neurochirurgie, L’Hôpital de Montréal pour enfants dirige un programme suprarégional sous la supervision du Dr Blair Whittemore. Et il espère obtenir très prochainement l’agrément de la FACT pour la greffe de cellules souches.


Un nouveau toit, Un nouveau pas
Déjà membre du Pediatric Blood and Marrow Transplant Consortium, du Canadian Blood and Marrow Transplant Group et du Centre for International Blood and Marrow Transplant Research (trois organisations qui contribuent à la recherche, à la formation et à la standardisation des procédures en matière de greffes médullaires), L’Hôpital de Montréal pour enfants est également membre fondateur du Children’s Oncology Group, un regroupement de plus de 240 centres de différents pays qui compose le plus vaste forum de recherche et de transfert de connaissances sur le cancer chez les enfants au monde.

Une fois établi sur le Campus Glen, le nouvel Hôpital de Montréal pour enfants sera à même d’assurer à sa clientèle une continuité et une diversité de soins encore inégalées. La proximité avec les secteurs de soins pour adultes et l’Institut de recherche, tous rassemblés sur un même site, constituera une formidable voie d’échange du savoir-faire et facilitera, pour les patients et leurs familles, la transition entre le programme de soins pédiatriques et celui pour adolescents et jeunes adultes. Ce sera un grand pas vers une prise en charge plus souple où équipements de pointe, approches novatrices et services intégrés seront mis à la disposition de tous, pour de meilleurs soins pour la vie.


L’hémato-oncologie : une science qui ne cesse de grandir
« Une meilleure compréhension du mécanisme d’action du cancer permet d’innover des traitements plus ciblés », souligne la docteure et chercheuse en oncologie, Nada Jabado. C’est pourquoi le Centre universitaire de santé McGill n’hésite pas à déployer tout un arsenal de programmes de recherche et de formation pour promouvoir l’hémato-oncologie. Ainsi, un fellowship a été institué afin d’attirer et
de maintenir au Québec toute une nouvelle génération de spécialistes. Des étudiants en médecine sont régulièrement invités à participer aux travaux de recherche dans le but de stimuler leur intérêt dans ce domaine. « La réflexion devient le moteur des soins cliniques et mène à des résultats concrets, de poursuivre la Dre Jabado. En 1960, seuls 20 % des enfants leucémiques survivaient. Aujourd’hui, ils sont près de 90 % à remporter leur combat contre le cancer. »

Actuellement, les chercheurs du Centre universitaire de santé McGill étudient les tumeurs cérébrales qui se développent à partir des astrocytes (des cellules gliales de forme étoilée qu’on observe principalement dans le système nerveux central ainsi que dans le cerveau), notamment le glioblastome multiforme, qui a maintenant déclassé la leucémie comme première cause de décès par cancer chez les enfants. D’autres travaux, sous la supervision de la Dre Jitka Stankova, évaluent l’inhibition par antisens du gène de la méthylènetétrahydrofolate réductase (MTHFR), capable de réduire la survie des cellules cancéreuses in vitro et in vivo. Enfin, le Dr Januz Rak, dont les travaux sur le mécanisme fondamental de communication des cellules cancéreuses ont mérité le Prix de la découverte de l’année 2008 de la revue Québec Science, entame une recherche sur l’angiogenèse des métastases dans le cas de cancers généralisés, se fondant sur l’hypothèse que le système vasculaire intervient significativement dans le processus de propagation des cellules du cancer, mais différemment chez l’enfant que chez l’adulte.