Formation et recherche des avenues : directes vers de meilleurs soins

En 2008, la Fondation canadienne pour l’innovation accordait la plus importante subvention de son histoire — 100 millions de dollars ! — à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, pour la mise en place de nouvelles infrastructures appropriées aux importants projets de recherche que mènent nos équipes de chercheurs. À cette somme s’ajouteront 150 millions de dollars (dont cent sont déjà garantis par le gouvernement du Québec et cinquante seront récoltés dans le cadre de la campagne Les meilleurs soins pour la vie). Sera alors construit sur le Campus Glen l’institut de recherche parmi les plus sophistiqués du pays, d’une superficie approximative de 40 000 mètres carrés. Il rassemblera sous un même toit un Centre de médecine innovatrice et un Centre de biologie translationnelle, ce qui permettra de concrétiser, voire de commercialiser sur place, les découvertes mises de l’avant par nos chercheurs et s’inscrivant dans le continuum de la vie, c’est-à-dire depuis le nouveau-né jusqu’à l’aîné. Chercheurs et étudiants des cycles supérieurs de médecine profiteront ainsi des installations de recherche et d’un milieu de formation de classe internationale.

Créant une extraordinaire plateforme de découvertes et de connaissances, l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill contribuera certes à procurer aux oncologues de demain une vision plus nette de ce que peut être une thérapie anticancéreuse gagnante, qu’elle fasse appel à la chirurgie, aux soins médicaux ou à la radiothérapie.

Bien sûr, le cancer figurera parmi les principaux programmes de recherche stratégiques de ce nouvel institut, comme il en fait déjà l’objet dans les instituts de recherche actuels de nos établissements. Plus précisément, les travaux s’orienteront vers les aspects systémiques du cancer humain et vers la capacité de répondre à la réalité émergente des soins oncologiques individualisés, soit le patient avant tout, de l’enfant à l’adulte. L’Institut collaborera également aux études sur le cancer du sein et des intestins dans le cadre du National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project (NSABP) ainsi qu’aux essais mis en oeuvre par l’Institut national du cancer du Canada.

La recherche sur la cancer au CUSM

Grâce à son affiliation avec l’Université McGill, le Centre universitaire de santé McGill bénéficie en outre des nouvelles connaissances auxquelles mènent les travaux du Programme de recherche clinique de McGill. Menés en collaboration avec des sociétés pharmaceutiques et des groupes coopératifs, par exemple le Groupe coopératif d’essais cliniques de l’Institut national du cancer du Canada, le Radiation Therapy Oncology Group, The Princess Margaret Hospital et le Children’s Oncology Group, ces essais pourraient susciter d’importantes percées en oncologie.

De fait, chaque année, pas moins de 60 à 80 essais liés à la recherche sur le cancer sont ouverts à des fins thérapeutiques aux personnes qui présentent des tumeurs cancéreuses. C’est plus d’un par semaine !

Annuellement, près de 250 patients du Centre Universitaire de santé McGill participent à ces essais.

Et de 50 à 70 autres essais portant sur le cancer sont soumis à l’approbation du comité éthique du Programme de recherche clinique de McGill, par année. C’est dire comme la recherche sur le cancer demeure active dans notre environnement immédiat.

« Nous sommes fiers de nous joindre à la Mission des soins de cancer du CUSM pour combattre le cancer, explique Stephen Hajaly, président du conseil de l’Institut des Cèdres contre le cancer. Nous sommes entièrement dédiés à la collecte des fonds nécessaires pour permettre l’acquisition de l’équipement, de l’infrastructure et de l’effectif qualifié qui assureront la position de chef de file de cette mission à l’échelle mondiale, dans l’espoir qu’un jour, elle mette au point un remède infaillible contre le cancer. »

Chefs de file à la recherche d’un traitement

L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill continue de distinguer notre établissement sur la scène internationale grâce à la qualité de sa recherche sur le cancer. Par exemple, nos études des causes et des effets de la maladie, de l’enfance à l’âge adulte, procurent un apport important à la lutte que les pays du monde entier livrent contre le cancer. Nos travaux visent principalement les cancers du sein, de l’ovaire, de la prostate et du côlon, les maladies sanguines, tout comme les mélanomes. Qui plus est, les mesures favorables à la qualité de vie que nous avons mises au point à l’intention des patients en soins palliatifs et de leurs familles ont obtenu la reconnaissance internationale. La recherche future étudiera les aspects systémiques du cancer chez l’homme et explorera les nouvelles capacités d’offrir des soins oncologiques individualisés. Nos chercheurs continueront de tirer avantage des possibilités uniques qu’offre le Centre universitaire de santé McGill pour étudier la maladie à tous les âges de la vie. Chefs de file à la recherche d’un traitement