Un cadeau attendu arrive pour le temps des fêtes à Lachine

L’hôpital reçoit un appareil d’IRM pour desservir la clientèle obèse et claustrophobe.

« C’est un grand événement », ont dit presque en chœur les membres du personnel de l’Hôpital de Lachine du Centre Universitaire de santé McGill lors de l’arrivée de l’appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) adapté à la clientèle souffrant d’obésité morbide ou de claustrophobie. Tel un immense cadeau de Noël, la machine enveloppée dans un plastique rouge a été livrée par le toit de l’immeuble à l’aide d’une grue, le 30 novembre. 

Lachine Team
De gauche à droite : Mohamed Merheb, chef de secteur, services techniques; Jean Bergeron, technicien en surveillance de chantier, Tetratech; Hugo Castonguay, stagiaire en techniques d’architecture; Paula Abi Nakhlé, chargée de projet; Claude Briault, chef de service de l’entretien des installations matérielles; Julie Dumaine, chef du service de l’imagerie médicale; Sylvie Landry, assistante chef du service de l’imagerie médicale; Florence Clerc, technologue en imagerie médicale; Karl Bissonnette, technologue en imagerie médicale; Éric Paiement, technologue en imagerie médicale.

« L’Hôpital de Lachine est un centre reconnu de chirurgie bariatrique au Québec et pourtant, nos patients étaient jusqu’à récemment dirigés ailleurs pour passer un examen d’IRM, explique Julie Dumaine, chef du service d’imagerie médicale de l’Hôpital de Lachine. Le nouvel appareil nous permettra de desservir non seulement les patients de l’hôpital, mais aussi la clientèle obèse et claustrophobe locale et suprarégionale du Réseau universitaire intégré de santé McGill (RUIS McGill). » En effet, à titre d’hôpital du CUSM, l’Hôpital de Lachine offre ses services de chirurgie bariatrique à la population du territoire du RUIS McGill, qui couvre 63 % de la province de Québec et compte 1,8 million de personnes.

Un appareil d’IRM utilise un champ magnétique puissant et des ondes radioélectriques afin de créer des images de haute qualité de l'intérieur du corps en trois plans de coupe différentes. Il peut aussi reconstruire des images de haut niveau, qui sont ensuite interprétées par un radiologue. La procédure est indolore. Le patient reste couché sur une table qui est dirigée vers un tunnel. À Lachine, les locaux ont été conçus pour minimiser la sensation d’enfermement qui cause un inconfort chez les personnes claustrophobes. 

« L’équipe a planifié le local pour qu’il soit surdimensionné, bien éclairé et agréable pour notre clientèle », dit Mme Dumaine.

Un projet attendu 

Les travaux de construction ont permis l’aménagement de la salle d’IRM et de son poste de contrôle, ainsi que des salles de réception, d’attente, de préparation des patients et d’interprétation radiologique. Le projet, qui a réuni les services techniques, le service d’imagerie médicale et le département de contrôle des infections, ainsi qu’une chargée de projet, a été mis en veilleuse à plusieurs reprises avant d’être relancé concrètement à la fin 2014. Afin de faire place à la nouvelle unité, les services de cardiologie et d’inhalothérapie ont dû déménager au 3e étage, laissé vacant par le transfert préalable de la direction administrative au 4e étage. 

« Ces changements ont eu un impact sur une bonne partie de l’hôpital, explique Mme Dumaine. Alors nous travaillons fort pour finaliser le projet et nous avons tous hâte de voir le résultat. »

La nouvelle unité d’IRM du service d’imagerie médicale de Lachine sera inaugurée à la mi-janvier.