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La téléréhabilitation pour les patients souffrant de troubles respiratoires : une tendance qui se confirme

Le mois de mai étant le mois de la physiothérapie, nous avons contacté deux physiothérapeutes pour savoir comment la pandémie a modifié le fonctionnement des programmes de réadaptation respiratoire.

Les physiothérapeutes Alla Issakova et Joe Pazienza dirigent deux programmes de réadaptation respiratoire en consultation externe sur le site Glen du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
Les physiothérapeutes Alla Issakova et Joe Pazienza dirigent deux programmes de réadaptation respiratoire en consultation externe sur le site Glen du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Les physiothérapeutes Joe Pazienza et Alla Issakova dirigent deux programmes de réadaptation respiratoire en consultation externe au Site Glen du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Le premier est le Programme d’exercices pulmonaires (PEP), et le second, le Programme alternatif pulmonaire (PAP). La pandémie de la COVID-19 a considérablement modifié la façon dont ces deux programmes devaient être gérés, et après des résultats positifs, il est devenu évident que la téléréhabilitation pour les patients atteints de maladies respiratoires devait rester.

« Le PEP s’adresse principalement aux patients respiratoires atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), mais nous incluons également les patients atteints de maladies pulmonaires interstitielles comme la fibrose pulmonaire », explique Joe, qui travaille au CUSM depuis 20 ans. « C’est un programme multidisciplinaire qui se déroule habituellement 3 fois par semaine pendant 8 semaines, et dans des circonstances normales, nous voyons les patients par groupes de 6 à 8 personnes. »

Quant au PAP, il est conçu et adapté pour aider les patients qui ont déjà suivi le PEP et qui ont besoin d’une remise à niveau, ou dont l’état nécessite des soins plus spécialisés.

« Nous avions l’habitude d’organiser des séances d’exercices en groupe avec les patients dans notre gymnase », explique Alla, qui travaille à l’Institut thoracique de Montréal (ITM) depuis 14 ans et qui a 18 ans d’expérience avec les patients en orthopédie. « C’était avant COVID — et depuis, tout a dû changer ! »

Une nouvelle normalité

Lorsque la COVID a frappé, les séances se sont arrêtées et le service a été temporairement fermé, jusqu’à ce que Joe et Alla entendent parler de la télésanté et commencent à réfléchir à une solution adaptée.

« Nous avons dû réfléchir soigneusement à la manière de montrer les exercices en ligne en toute sécurité », explique Joe, qui sait à quel point il est important de montrer aux patients la manière exacte d’effectuer les exercices de souplesse, de force et d’endurance afin d’éviter les tensions ou les blessures. Grâce au travail assidu de son équipe, le programme de téléréhabilitation a été mis en œuvre avec succès en proposant aux patients des séances individuelles en ligne ; de même, des séances d’éducation ont été proposées virtuellement aux patients en groupe.

Joe Pazienza en ligne avec un patient
Joe Pazienza en ligne avec un patient

« Après quelques mois, nous avons été autorisés à reprendre certaines activités en personne, mais nous avons décidé de conserver la téléréhabilitation pour minimiser les visites », explique Joe.

Alla Issakova démontre les exercices en ligne
Alla Issakova démontre les exercices en ligne

Selon Alla, la téléréhabilitation s’est avérée particulièrement utile pour les patients qui ont des problèmes de mobilité ou qui vivent tout simplement loin de la clinique. « Une patiente m’a dit que la téléréhabilitation était devenue un élément de motivation important dans sa réadaptation, et que sans ces séances en ligne, elle ne ferait pas les exercices », explique Alla.

Alla note également l’intérêt de voir les patients à leur domicile et de pouvoir parler avec les membres de leur famille grâce à la technologie en ligne. « Cela donne une touche humaine à ce que nous faisons », dit-elle. « Je suis ravie lorsque j’entends des commentaires sur les améliorations de nos patients, lorsqu’ils nous disent fièrement qu’ils sont capables de monter les escaliers ou qu’ils aiment simplement jouer avec leurs petits-enfants. Cela rend mon travail vraiment spécial ! »

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