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Le mois de l'ergothérapie

Pour terminer le mois, nous braquons les projecteurs sur l'équipe d'ergothérapeutes du Centre universitaire de santé McGill. Les membres de cette équipe dynamique prennent soin des patients dans tous les secteurs de l'hôpital, de la clinique de la main de l'HGM aux unités de soins intensifs, en passant par la clinique d'anxiété. Le succès de leurs patients est leur succès, et le fait de voir des patients reprendre leurs activités quotidiennes est ce qui les pousse à être les meilleurs dans ce qu'ils font.

« Pendant la pandémie, le service d'ergothérapie s'est adapté de multiples façons, notamment en soutenant l'unité COVID et en offrant des services de réadaptation à ces patients vulnérables; en apportant son soutien aux secteurs du CUSM nouvellement créés, comme le centre de prélèvement de l'HGM; en adaptant sa façon de prodiguer des soins ambulatoires avec la téléréadaptation; et en ajustant son approche de la formation clinique des étudiants  », explique Kashif Baig, gestionnaire du service d’ergothérapie du CUSM.

Pour le mois de l'ergothérapie, nous mettons en lumière quatre ergothérapeutes de spécialités différentes, mais unies par leur dévouement à aider leurs patients à améliorer leur qualité de vie au quotidien.

 

Judy Lamb 

Judy Lamb
Judy Lamb

Judy Lamb a été ergothérapeute pendant 45 ans. Elle est sortie de sa retraite pendant la pandémie pour travailler à distance avec les patients de la clinique de l'anxiété du CUSM. En tant qu’ergothérapeute spécialiste de l'anxiété, elle aide les patients à résoudre leurs problèmes pour qu'ils puissent atteindre leurs objectifs, qu'il s'agisse de déménager dans un nouvel appartement, de trouver un emploi ou de s’adonner à des activités de loisirs.

« Le rôle de l'ergothérapeute qui travaille auprès de patients anxieux est comparable à celui qu'il joue auprès de patients ayant des limitations physiques, à savoir les aider à fonctionner malgré les obstacles extérieurs », explique Judy. Ce qu'elle apprécie particulièrement de son travail à la clinique de l'anxiété, c'est l'approche holistique adoptée : « Nous considérons la personne dans son ensemble et nous tentons de trouver ce qui l'empêche d'atteindre ses objectifs. Puis, pas à pas, nous voyons de quelle façon surmonter cela. » Judy éprouve un grand sentiment de satisfaction quand ses patients réussissent et acquièrent un sentiment d'espoir pour leur avenir.

Kelly Epstein

Kelly Epstein
Kelly Epstein

Kelly Epstein travaille à l’urgence comme ergothérapeute. Son rôle est de s’assurer que les patients ont les capacités fonctionnelles pour rentrer chez eux quand ils reçoivent leur congé. « J'évalue si le patient peut fonctionner par lui-même. Je m’assure qu’il n'est pas déconditionné au point de ne plus pouvoir marcher ou s'habiller seul, par exemple », explique-t-elle. Si un patient a perdu certaines capacités, Kelly prendra les mesures pour qu’il reçoive du soutien de la part du CLSC, d’un centre de réadaptation ambulatoire ou d’un hôpital de jour afin de pouvoir rentrer chez lui plutôt que de passer une autre nuit à l'urgence.

« Pour une personne âgée, une journée au lit peut causer un déconditionnement important. Alors plus nous voyons un patient tôt, moins il risque de subir les effets du déconditionnement à l'hôpital, et plus vite nous pouvons lui apporter le soutien dont il a besoin à la maison », explique-t-elle.

Kelly a toujours aimé travailler avec les personnes âgées, et c'est en faisant un stage au CUSM qu'elle a réalisé que le milieu des urgences lui convenait. Elle aime sa population de patients, le rythme de travail et le fait que chaque jour est différent. Au CUSM depuis trois ans, elle est maintenant la coordonnatrice des stages en ergothérapie, mettant en contact les étudiants en ergothérapie avec des mentors dans l'espoir qu'ils trouvent eux aussi la place qui leur convient.

Kelly Race

Kelly Race
Kelly Race

En tant qu’ergothérapeute à l'unité de soins intensifs du service de médecine respiratoire, Kelly Race aime que ses journées soient bien remplies, imprévisibles et consacrées aux soins centrés sur le patient. Elle travaille avec une grande variété de patients souffrant de problèmes respiratoires, y compris des patients à qui l’on va retirer leur respirateur. Elle est dédiée à les aider à retrouver leur autonomie dans les tâches quotidiennes comme la déglutition, l'auto-alimentation et les soins d’hygiène.

« Nous procédons étape par étape. Nous travaillons à la réadaptation des patients en leur apprenant à rythmer leur respiration au cours d'une activité, à se déplacer d'une surface à l'autre, en leur fournissant des techniques de conservation de l'énergie. Nous les encourageons à effectuer de petites tâches, comme empiler des blocs, pour travailler leur force et leur endurance », explique Kelly.

Kelly a vécu une expérience mémorable lorsqu'elle a travaillé avec un jeune patient dont le séjour aux soins intensifs avait été prolongé. Après plusieurs mois de travail avec l'équipe multidisciplinaire, il est sorti de l'hôpital pour être placé dans un centre de réadaptation. Quelques mois plus tard, il est revenu dans l'unité pour remercier son équipe soignante, ce qui a donné à Kelly une grande satisfaction de savoir l'impact qu'elle peut avoir sur les patients.

« Quand j’ai fait sa connaissance, il était allongé dans son lit d'hôpital; c'était donc un réel plaisir de le voir marcher tout seul dans l'unité », raconte-t-elle. Voir les patients prendre du mieux et retrouver leur mobilité et leur autonomie est le but ultime, et le facteur de motivation du métier d'ergothérapeute.

Kelly continue d’apporter son soutien à l'unité COVID, au besoin, en fonction de la fluctuation des volumes et des besoins en personnel.

Isabel Hrapkowicz

Isabel Hrapkowicz
Isabel Hrapkowicz

Travaillant dans un hôpital de soins tertiaires et quaternaires, Isabel Hrapkowicz est amenée à côtoyer des patients qui ont des besoins très précis. Elle est ergothérapeute spécialisée dans la rééducation de la main au Centre de la main de l'HGM, où la majorité de ses patients ont subi une opération complexe après un traumatisme à la main.

Elle travaille avec les patients pour qu'ils puissent retrouver l'usage fonctionnel de leur main et reprendre leurs activités quotidiennes. Comme les besoins de ses patients sont complexes, elle suit des directives et des protocoles qui comportent des exercices précis et la fabrication d'orthèses sur mesure.

« Le fait de faire face à différents diagnostics est stimulant et m'oblige à faire preuve de créativité. Je travaille en étroite collaboration avec les chirurgiens et mes pairs pour faire en sorte que les patients retrouvent la mobilité de leurs mains », dit-elle.

Isabel est une jeune thérapeute qui travaille au Centre de la main depuis seulement deux ans, et elle a pu compter sur ses collègues plus expérimentés pour faciliter son apprentissage. « Mes collègues me motivent à devenir une meilleure thérapeute, et quand un patient progresse, c'est très gratifiant. Le succès d'un patient est aussi mon succès! »

À différentes occasions, Isabel s'est portée volontaire pour assurer une présence au Centre de prélèvement de l'HGM et à l'unité COVID de l’HRV. Elle a aussi été réaffectée à l'unité de soins de l'HGM lors de la récente pénurie de personnel d'ergothérapie.

Afin de remercier les ergothérapeutes du CUSM, Kashif a organisé un déjeuner virtuel pour tous les ergothérapeutes des sites pour adultes du CUSM. Étaient également présentes Martine Alfonso, présidente-directrice générale adjointe du CUSM, et Colleen Timm, Directrice des Services multidisciplinaires, sites adultes (DSM), de la mission de la santé mentale, et responsable de la trajectoire NSA/SAPA du CUSM. Elles ont souligné l'importance du travail d'équipe et de la résilience face à l'adversité, des aptitudes dont ont fait preuve les ergothérapeutes du CUSM au cours de la dernière année et demie. Pendant la pandémie, les ergothérapeutes font partie des professionnels à qui on a demandé de mettre de côté leurs activités normales pour aider à gérer la crise. Ils ont été amenés à remplacer des collègues personnellement touchés par le virus et ils ont été réaffectés dans les centres de dépistage de la COVID 19 et dans les unités COVID-19 à mesure que le besoin de soins de réadaptation augmentait.

 

Voici quelques images de la célébration virtuelle.

Le mois de l'ergothérapie Le mois de l'ergothérapie

 

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