Déplacement temporaire du service de TEP de l’Hôpital général de Montréal au site Glen. En savoir plus .

L’histoire de l’HGM mise en relief dans une nouvelle exposition virtuelle

À l’occasion du bicentenaire de l’Hôpital général de Montréal, la Fondation de l’Hôpital général de Montréal est heureuse de lancer, en partenariat avec le Centre des arts et du patrimoine du CUSM, une exposition virtuelle de grande envergure consacrée à l’histoire de l’établissement. Née du travail de recherche et de planification de longue haleine d’une équipe dévouée dont plusieurs membres sont intimement liés à l’HGM, l’exposition du 200e anniversaire de l’Hôpital général de Montréal explore l’évolution de l’hôpital à travers un regard actuel.

Le public est invité à découvrir le parcours historique de cet établissement bicentenaire à travers des photographies, des œuvres d’art, des textes et des vidéos puisés à même les collections d’archives du Centre des arts et du patrimoine, de l’Alumnae Association of the Montreal General Hospital School of Nursing, ainsi que d’autres collections locales et nationales.

De façon cohérente, l’exposition coïncide avec les célébrations du bicentenaire de l’Université McGill. Il se trouve qu’au moment où les médecins fondateurs de l’HGM décidèrent à l’époque de transférer leur école de médecine à McGill, ils y créaient en effet la toute première faculté de médecine du pays.

Patients, personnel et visiteurs sur le balcon de l’aile M de l’HGM, 1905
Patients, personnel et visiteurs sur le balcon de l’aile M de l’HGM, 1905. Fonds Mann du Centre des arts et du patrimoine du CUSM.

Plus que l’histoire d’un hôpital

En se penchant sur cette période de 200 ans, l’équipe de conception y a vu l’occasion de relier l’histoire de l’HGM à celle du développement de la ville de Montréal.

« Nous avons voulu montrer que l’hôpital a pris de l’expansion et s’est transformé au même rythme que la ville, naturellement », explique Katharine Stein, conservatrice intérimaire du Centre des arts et du patrimoine du CUSM. « Au moment où l’HGM a ouvert ses portes, Montréal était un village d’environ vingt mille habitants. » À mesure que la ville s’est industrialisée et s’est métamorphosée en métropole, l’hôpital et sa population de patients ont grandi avec elle.

Tracer le portrait évolutif des soins de santé

En suivant le parcours évolutif de l’HGM — d’hôpital autonome à ses débuts à sa fusion en 1997 avec quatre autres établissements pour former le CUSM — l’exposition met également en lumière la façon dont l’HGM a servi la population au fil de restructurations majeures des soins de santé au Québec.

 « Beaucoup de gens ignorent que l’HGM a été le premier établissement de soins de santé montréalais à ne pas être lié à l’Église catholique », raconte Stein. « L’hôpital dépendait en grande partie du financement de la communauté, provenant de sources aussi diverses que John Molson, père, d’organisations caritatives protestantes ou de dons d’aliments confisqués par l’inspecteur des viandes. »

Les changements les plus considérables sont survenus avec les effets de la Révolution tranquille, période où les hôpitaux ont dû s’adapter à l’implantation de réformes de la santé, de l’éducation et du travail à travers la province.

EDe la fin du XIXe siècle à la fin des années 1960, avant que l’enseignement infirmier ne soit transféré aux cégeps et rendu accessible aux hommes
De la fin du XIXe siècle à la fin des années 1960, avant que l’enseignement infirmier ne soit transféré aux cégeps et rendu accessible aux hommes, les jeunes infirmières vivaient, mangeaient, étudiaient et travaillaient à l’hôpital durant toute leur vie professionnelle. Avec l’autorisation de l’Alumnae Association of the HGM School of Nursing

Percées significatives

En suivant le parcours de l’hôpital, l’exposition dépeint l’effervescence et l’optimisme générés par la révolution biomédicale, époque où la recherche scientifique devient la clé de voûte de l’hôpital universitaire. À partir des années 1960, plusieurs percées majeures sont réalisées par des cliniciens de l’HGM. Par exemple, les Drs Phil Gold et Samuel Freedman découvrent l’antigène carcinoembryonnaire (ACE), le premier biomarqueur du cancer. Aussi, les contributions du Dr Ronald Melzack à la théorie de la douleur ouvrent la voie à des protocoles de recherche et de traitement qui incluent les aspects sociaux, psychologiques, et physiologiques complexes de la douleur.

Le diffuseur d’acide carbolique rapporté d’Édimbourg à l’HGM par Sir Thomas George Roddick en 1877
Le diffuseur d’acide carbolique rapporté d’Édimbourg à l’HGM par Sir Thomas George Roddick en 1877. Centre des arts et du patrimoine du CUSM, photo de Robert Derval.

L’histoire moins connue

Certains moments sont emblématiques de l’histoire de l’hôpital. C’est entre autres le cas du duel entre William Caldwell, l’un des médecins fondateurs de l’HGM, et un politicien dénommé Michael O’Sullivan. « Lorsqu’on lit sur l’histoire de l’HGM, des sujets tels que ce duel, le Dr Osler ou Nora Livingston reviennent fréquemment », explique Katharine Stein.

 « Cependant, des détails méconnus sont enfouis dans les archives. À l’époque de la dépression, par exemple, la cafétéria publique de l’HGM a nourri quotidiennement un nombre impressionnant de citoyens. Le rapport annuel de 1934 fait état de plus d’un million de repas servis, ce qui témoigne de l’ampleur du service que l’hôpital rendait à la communauté », raconte Stein.

Cafétéria bondée à l’HGM, vers 1920
Cafétéria bondée à l’HGM, vers 1920. Fonds Mann du Centre des arts et du Patrimoine du CUSM

« La Fondation de l’Hôpital général de Montréal est très heureuse de soutenir la création d’une exposition virtuelle à l’occasion du 200e anniversaire de notre hôpital. Cette nouvelle plateforme permet de voyager dans le temps et de découvrir les événements historiques qui ont façonné un établissement au destin si intimement lié à celui de Montréal. La philanthropie a toujours été au cœur du succès de l’HGM. Avec cette remarquable exposition, nous rendons hommage aux deux siècles de travail médical exceptionnel accompli par des équipes de professionnels dévoués, et soutenu par nos généreux donateurs. »

– Jean-Guy Gourdeau, président et chef de la direction, Fondation de l’Hôpital général de Montréal