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Le CUSM collabore avec le Réseau de cancérologie Rossy pour faciliter le chemin difficile de la survie au cancer

Un diagnostic de cancer et son traitement subséquent représentent une période empreinte de peur et de stress pour les patients, impliquant souvent de nombreuses consultations et procédures avec plusieurs différents spécialistes. Une fois le traitement terminé, cela peut sembler comme la fin tant attendue d’un cheminement périlleux; mais, en réalité, il s’agit d’une période très vulnérable pour les survivants. Un programme innovateur appelé le Programme de soins de survie du cancer lancé au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), et soutenu par une initiative en cours au Réseau de cancérologie Rossy (RCR), vise à améliorer la qualité des soins de suivi et du monitorage des patients ayant subi des traitements contre le cancer.

« Les survivants au cancer peuvent être libres de la maladie, mais ils ne seront jamais entièrement libérés du cancer », explique Dre Geneviève Chaput, une médecin de famille qui se spécialise en survie au cancer au CUSM et qui est responsable de la coordination du nouveau programme. « Plusieurs survivants souffrent de problèmes induits par le traitement, comme la douleur, des déficits cognitifs, la peur de la récurrence et la détresse psychologique, qui peuvent mener à un taux de suicide deux fois plus élevé que chez la population générale. » 

De plus, en raison de leur traitement de chimiothérapie, de radiothérapie et autres, les survivants sont plus à risque de développer de sérieuses conditions comorbides, comme l’ostéoporose, le lymphoedème, la neuropathie et des maladies cardiovasculaires. Bien que la mission de soin s de cancer du CUSM soit reconnue pour l’excellente qualité de ses traitements contre le cancer et de son suivi de récurrence, beaucoup de travail reste à faire pour permettre la surveillance optimale de problèmes potentiels du genre — une lacune réelle au sein de nombreuses autres juridictions de soins de santé. 

« Les soins spécifiques de suivi des médecins de famille sont essentiels pour que la victoire contre le cancer ne soit pas suivie de la défaite contre d’autres maladies évitables », explique Dre Chaput. « Les données probantes actuelles démontrent que bien que les médecins de famille prennent déjà soin des survivants au sein de leur pratique, un très fort pourcentage d’entre eux se considère mal équipé pour ce faire en raison d’un manque de formation formelle et de soutien adéquat. »

L’initiative Terrain d’échange du RCR vise à attaquer ses problèmes de front. « Il faut d’abord améliorer le flux de communication », dit Dre Chaput, qui codirige cette initiative avec les codirigeants à l’Hôpital général juif et au Centre hospitalier de St. Mary. « Notre objectif vise à s’assurer que chacun des survivants, ayant conclu son traitement anticancéreux à l’un des hôpitaux affiliés à l’Université McGill, reçoive un sommaire de ses traitements et un plan de suivi à relayer à son médecin de famille. » De plus, en réponse à l’étude d’évaluation des besoins de la région de Montréal menée par Dre Chaput et sa collègue homologue au sein de la communauté, Dre Desanka Kovacina; Dre Chaput et l’équipe du RCR ont développé des séances de formation portant sur les problématiques communes aux survivants et les recommandations de suivi à l’intention des médecins de famille. Les trois premières séances de formation présentées au cours des trois derniers mois au Centre hospitalier de St. Mary, au Complexe de santé Reine Elizabeth et au CLSC Côte-des-Neiges ont attiré plus de 70 médecins. La prochaine séance de formation sera présentée aux médecins de famille de l’Hôpital général juif. 

Lorsque le site Glen du CUSM ouvrira ses portes au public au printemps prochain, le Programme de soins de survie inaugurera également une clinique qui remplira deux fonctions clés : faciliter la coordination des soins, du traitement actif aux besoins de suivi, et fournir aux médecins de famille au sein de la communauté une ressource consultative experte. « La clinique en question identifiera également les survivants au cancer sans médecin de famille et les jumellera à des médecins de famille déjà désignés comme champions communautaires », explique Dre Chaput.

« Il y a maintenant plus de survivants au cancer que jamais. Aujourd’hui, 65 % des gens survivent au cancer, ce qui équivaut à près d’un million de personnes au Canada », explique Dr Armen Aprikian, le chef de la mission des soins de cancer du CUSM et un des principaux membres du comité exécutif du RCR. « Le Programme de soins de survie du cancer vient changer les règles du jeu en s’assurant que sa population croissante reçoive ce dont elle a besoin, et l’initiative Terrain d’échange supporte ce travail important. »  

 

Pour plus de renseignements, veuillez joindre :

Vanessa Damha
Coordonnatrice des communications
Affaires publiques et planification stratégique
Centre universitaire de santé McGill
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