Il n'est jamais trop tard pour arrêter

Le CUSM va avoir un IMPACT sur le fait d’arrêter de fumer

Quand Dr Jean Bourbeau, un pneumologue spécialiste de la respiration de l’Institut thoracique de Montréal du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) parle de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), il met l’accent sur un point crucial.

« Fumer est la cause première de la MPOC, dit-il. Si vous êtes un fumeur vivant avec cette maladie, le traitement principal est d’arrêter de fumer, et il n’est jamais trop tard. Les gens commencent à fumer pour toutes sortes de raisons, mais ils continuent à fumer pour une seule raison, la dépendance. Comme les cas de MPOC ont presque doublé au cours des dix dernières années à Montréal, il est bien évident que nous devons faire plus pour aider de façon permanente les fumeurs à se débarrasser de leur dépendance et à améliorer leur qualité de vie. »

La Journée mondiale de la MPOC tombe le mercredi 20 novembre et le CUSM soulignera l’occasion en lançant IMPACT, un nouveau programme pour cesser de fumer coordonné en partenariat avec le CSSS de la Montagne et les services-conseil J’Arrête.

Fondé sur le modèle novateur d’Ottawa pour l’abandon du tabac (MOAT), qui a été mis au point par l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa en 2004, IMPACT sera le premier programme à Montréal à combiner une sensibilisation proactive des fumeurs dans les  hôpitaux et des conseils, un traitement et un soutien continu systématiques.

IMPACT va recourir à l’approche en cinq points du MOAT qui débute par l’identification et la documentation du statut de fumeur de tous les patients admis à une division d’un hôpital participant du CUSM. Pendant qu’ils sont à l’hôpital, les fumeurs reçoivent un accompagnement personnalisé et des conseils sur le traitement et les possibilités de médicaments permettant d’atténuer les symptômes du sevrage de la nicotine.

Jusqu’à concurrence de six mois après avoir quitté l’hôpital, les participants au programme reçoivent une série d’appels téléphoniques automatisés pour leur demander de répondre à une série de questions de type triage afin de déterminer leur confiance en leur capacité à ne pas fumer. Les patients à risque obtiennent ensuite du soutien en personne d’un conseiller de J’Arrête.

Dans sa phase initiale d’expérience pilote, IMPACT sera offert par la division de cardiologie de l’Hôpital général de Montréal et de l’Hôpital Royal Victoria, de la division de pneumologie de l’Institut thoracique de Montréal et aux femmes enceintes, aux familles vulnérables avec de nouveau-nés et aux patients souffrant de maladies chroniques au CSSS de la Montagne. Le programme sera dispensé par trois équipes intégrées de médecins, infirmières, conseillers et spécialistes. L’équipe du CUSM est dirigée par Dr Gaston Ostiguy, pneumologue, et par Dr Sean Gilman, spécialiste des troubles respiratoires et des traitements pour cesser de fumer.

Pour les 22 % de Montréalais qui fument, l’accent mis par IMPACT sur le soutien continu et le renforcement positif peut faire une importante différence dans leur capacité à cesser de fumer. Comme un ancien fumeur le disait : « Quand vous essayez d’arrêter de fumer, vous avez absolument besoin de quelqu’un qui va vous écouter et vous donner des conseils pour vous aider à surmonter vos peurs. Avoir quelqu’un à qui parler est tellement important! »

Rangée avant: Danielle Beaucage, Élizabeth Sévigny, Nicole Sauvé, Bernadette Couture et Siobhan Carney
Rangée arrière: Michel Lebel, Chantal Souligny et Alison Turner