Un patient du CUSM reçoit la toute première radiochirurgie avec le CyberKnife® M6

Un premier patient au pays recevait un traitement à l’aide de l’appareil de radiothérapie CyberKnife

Ce lundi 21 septembre a marqué une étape importante au Centre de cancer des Cèdres du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et dans le domaine de la radiochirurgie au Canada alors qu’un premier patient au pays recevait un traitement à l’aide de l’appareil de radiothérapie CyberKnife.

Le CyberKnife M6 est un système de radiochirurgie automatisé qui révolutionne la façon dont les tumeurs bénignes et cancéreuses sont traitées partout dans le corps. Le système bouge autour du patient alors que ses bras articulés administrent une dose précalculée de radiation avec grande précision. Par conséquent, le CyberKnife peut être utilisé pour traiter des tumeurs aussi petites que 0,2 cm, généralement pour les patients atteints d’un cancer des poumons, du cerveau, des seins ou des os. Ce niveau de contrôle qui ne s’avère pas possible avec les autres types d’accélérateurs devrait améliorer le taux de rechute comme les médecins peuvent traiter la tumeur avec plus de précision dès le début des traitements.

Des techniciens expliquent à Renée comment la machine fonctionne avant son premier traitement

Renée Grandbois, la patiente de 38 ans a reçu son diagnostic de cancer inflammatoire du sein le 1er octobre 2014, sept mois après avoir donné naissance à son deuxième enfant. Au cours des 12 derniers mois, elle a subi 16 traitements de chimiothérapie, une mastectomie, une lumpectomie ainsi que 25 traitements de radiothérapie à l’hôpital de Gatineau. À  leur arrivée au site Glen du CUSM, Renée Grandbois et son fiancé Arnold Laford ont été accueillis chaleureusement alors qu’un groupe enthousiaste de radio-oncologues, physiciens médicaux, technologues et même certains anciens étudiants en radiochirurgie de McGill étaient présents pour assister à cet événement historique impliquant le traitement d’une petite tumeur de 1 cm³ qui avait formé des métastases à l’avant du lobe droit de son cerveau.

« Tout ce processus n’a pas été facile, mais je dois dire que recevoir ce traitement aujourd’hui, c’est comme voir la lumière du soleil à travers les nuages », explique-t-elle. Avec ce traitement de 30 minutes ne causant aucun effet secondaire ni douleur, Grandbois affirme que cette expérience fut un énorme soulagement par rapport à tous les autres types de traitements qu’elle a reçus. « Les employés m’ont fait entrer et ont pris le temps de m’expliquer tous les détails de la procédure et de répondre à mes questions – ils m’ont même laissé le choix la musique! »

« Je ne me suis jamais senti si rassuré avant un traitement », ajoute son fiancé. « Il est réconfortant de savoir qu’elle reçoit des soins exceptionnels de la part du personnel autant que de l’équipement. Elle est littéralement suivie par les meilleurs ».

Renée Grandbois et son fiancé Arnold Laford

L’impact de l’appareil sur le bien-être des patients est un autre avantage important. Le CyberKnife est un traitement non chirurgical qui peut atteindre des zones plus difficiles d’accès en causant le moins d’effets possibles aux tissus et organes sains avoisinants. Il peut réaliser le traitement en seulement une à cinq visites (comparativement au traitement de radiologie conventionnel, qui peuvent nécessiter jusqu’à 30 visites), réduisant considérablement le temps que doivent passer les patients à l’hôpital.

« C’est un grand jour pour nous au CUSM », mentionne Dre Valérie Panet-Raymond, radio-oncologue au CUSM. « Non seulement nous pouvons maintenant mieux soigner les patients de tout le Québec avec la radiochirurgie la plus avancée au pays, mais nous perpétuons un héritage de radiochirurgie à McGill qui remonte à plusieurs décennies ».
Reconnaissant l’importante contribution du CUSM dans le développement de la radiochirurgie, Dre Panet-Raymond considère également ceci comme étant la prochaine étape dans notre programme de radiochirurgie, autant en matière d’innovations cliniques, de recherche, que d’efforts collectifs.

Le long chemin qui nous a menés à ce premier patient a nécessité le dévouement et la contribution de plusieurs. Des remerciements vont aux membres du comité d’acquisition qui ont aidé dans l’obtention de cet appareil novateur pour les équipes de médecins, technologues, radio-oncologues et les autres qui ont consacré de nombreuses heures pour l’assurance de la qualité, la formation et les tests pour garantir la sécurité des patients, le grand jour venu.

Après avoir perdu plus de 50 % du revenu familial depuis le diagnostic de Renée, Arnold a mis en place une campagne de financement pour aider à assumer les coûts importants liés au traitement, l’assurance médicale insuffisante et les dépenses courantes pour subvenir aux besoins de sa famille et de ses deux enfants.