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Certaines nouvelles mamans souffriraient d'anxiété similaire à celle des soldats

Une étude récente menée par la Dre Deborah Da Costa, chercheuse en épidémiologie clinique à l’Institut de recherche du CUSM, en collaboration avec des collègues de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l'Hôpital général juif, montre qu’une faible minorité de femmes peuvent éprouver de l'anxiété après l'accouchement, et ce à un niveau d’intensité similaire que lors d’autres événements traumatiques comme la guerre ou des accidents (de travail, de moto, etc.). 

Leurs résultats, publiés récemment dans le Journal of Psychosomatic Research, indiquent que des antécédents de traumatisme sexuel et sensibilité à l'anxiété peuvent augmenter les chances de développer des symptômes du trouble de stress post-traumatique (SSPT), après l'accouchement.

Jusqu'à une mère sur 13 souffrirait de l’ensemble des symptômes liés au SSPT dans les semaines suivant la naissance de leur enfant, a conclu l'équipe de chercheurs canadiens. Les symptômes se manifestent souvent sous forme d’insomnie, d’irritabilité, de flashbacks répétitifs, de cauchemars et d’évitement affectif des gens et des choses qui leur rappellent l'accouchement, y compris leur nouveau-né. 

Les résultats de cette étude soulignent l'importance du dépistage et le besoin d’avoir des services plus adaptés pour les femmes qui sont à haut risque de souffrir d’anxiété sévère après l’accouchement. 

 

Ce travail a été réalisé par Nancy Verreault, candidate au doctorat (co-supervisée par la Dre Da Costa et par le Dr André Marchand à l'UQAM)

Pour en savoir plus sur cette étude, veuillez lire l'article publié dans le National Post et écouter l'entrevue en direct sur Home Run, CBC Radio One (88,5 FM).