Les visites régulières chez le gynécologue réduisent les risques de développer le cancer de l'endomètre et des ovaires

La réaction rapide de son gynécologue a permis à Linda de ne pas développer de cancer. Elle a eu la chance que son cancer ait été diagnostiqué à un stade précoce et n’a pas eu besoin de chimiothérapie.

Âgée de 60 ans, Linda se rendait régulièrement chez son gynécologue. En mars 2014, ce dernier remarqua un épaississement de l'utérus et elle fut donc envoyée à la Clinique d'oncologie gynécologique à l'Hôpital Royal Victoria (HRV) du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), où elle subit une biopsie.

C’est dans cette clinique que le Dr Kris Jardon, gynécologue-oncologue, expliqua à Linda qu’elle souffrait d'un cancer de l'endomètre, connu sous le nom de type A, grade 1, qui en était à un stade précoce. Après une discussion approfondie sur les choix qui s’offraient à elle, elle choisit de subir une hystérectomie, qui consiste en l'ablation de l'utérus, des trompes de Fallope et des ovaires. L'hystérectomie réduit de façon significative les chances de propagation du cancer des ovaires et des trompes de Fallope. « Si les patientes sont sous-traitées, elles sont susceptibles d'avoir à composer avec des récidives et à subir des traitements plus agressifs par la suite », explique le Dr Jardon.

La Dre Lucy Gilbert, gynécologue-oncologue, directrice de la Division d'oncologie gynécologique du CUSM et chercheuse à l'Institut de recherche du CUSM, affirme que les avancées pour le traitement du cancer de l'ovaire se font extrêmement lentement. « C’est un cancer très sournois, car les symptômes ne sont pas toujours apparents pour un gynécologue », ajoute-t-elle.

Par prévention, les cliniques satellites de diagnostic précoce du cancer de l'ovaire et de l'endomètre (DOvEE), dirigées par la Dre Gilbert, se sont ouvertes partout à Montréal. Ces cliniques visent à sensibiliser la population aux symptômes dus aux cancers de l'ovaire – sentiments de malaises, douleurs légères ou reflux – et mènent des examens approfondis avec échographies et tests sanguins.

En ce moment, la Dre Gilbert et son équipe travaillent également sur un test Pap spécial qui permettrait d'identifier de petites quantités de cellules cancéreuses dans les ovaires ou dans les trompes de Fallope avant qu’elles ne fassent leur chemin jusqu’à l'utérus. Le projet ne sera pas accessible au grand public pour au moins trois ans.

Comme mesure préventive pour les femmes, la Dre Gilbert suggère de faire de l’exercice pour maintenir son poids santé et d'être conscientes des symptômes associés au cancer de l'ovaire.

Linda affirme que les membres de l'équipe de la Clinique d’oncologie gynécologique lui expliquaient tout de manière précise et que la coordinatrice de l'équipe, Tarah Carr, était toujours accessible, soit au téléphone ou par courriel. « Les membres de l'équipe étaient très attentionnés et passionnés, et le suivi a été extraordinaire, » dit-elle. « Si j’avais une question ou si j’étais confronté à un problème, ils me recevaient immédiatement. Je n’aurais pu demander de meilleurs soins. »

Pour en savoir plus sur le projet DOvEE situé au nouveau site Glen du CUSM, veuillez visiter le site : https://www.mcgill.ca/dovee/fr