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Comprendre l’impact de l’inactivité sur la santé au profit des personnes âgées et des astronautes

Membres de l’équipe de recherche
Membres de l’équipe de recherche : Vita Sonjak, gestionnaire de projet, Guy Hajj-Boutros, coordonnateur de recherche, et le chercheur principal de l’étude, le Dr Jose Morais, chef de la division de médecine gériatrique au CUSM

Une étude utilisant l'alitement comme analogue à la microgravité fournira des données pour huit projets de recherche canadiens 

Le Centre de médecine innovatrice (CMI) de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) accueillera bientôt l’étude sur les effets de l’inactivité sur la santé - la première du genre au Canada. Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en partenariat avec le Réseau canadien des soins aux personnes fragilisées et l’Agence spatiale canadienne, l’étude qui devrait démarrer au printemps comprendra huit projets de recherche portant sur les effets de l’inactivité sur le corps humain et sur l’efficacité d’une contre-mesure (l’exercice physique). Les résultats de ce protocole de recherche intégré permettront de trouver des solutions pour les personnes âgées et les astronautes en mission spatiale. Comme leur corps n’a pas à travailler contre la gravité, les astronautes dans l’espace présentent des symptômes physiques semblables au vieillissement accéléré et aux problèmes de santé courants dans les populations sédentaires.

Sous la direction du Dr José A. Morais, chef de la division de médecine gériatrique au CUSM et scientifique senior à l’IR-CUSM, 24 hommes et femmes en bonne santé, âgés de 55 à 65 ans, passeront un total de 26 jours au CMI (5 jours de période d’adaptation, 14 jours de repos au lit et 7 jours de période de récupération).

Ils seront allongés dans leur lit, la tête légèrement inclinée vers le bas pour une durée de 14 jours, afin de reproduire les effets de l’apesanteur sur le corps, tels que les déplacements de fluides, la perte de masse osseuse, de masse musculaire et de force, ainsi que les altérations des fonctions cardiovasculaires, sensorielles et motrices et des fonctions cognitives. La moitié des participants, choisie au hasard, se soumettra à des exercices de force et d’aérobie comme contre-mesure - incluant un entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT) comme composante des exercices aérobiques - 3 fois par jour, en position couchée, à l’aide d’un équipement adapté.

L’étude permettra de mesurer et de suivre de près les changements biologiques détectés chez les participants tout au long de l’étude, à l’aide de différentes méthodes d’imagerie et méthodes de pointe. Elle évaluera également l’impact de l’exercice physique comme moyen de maintenir ou de restaurer, entre autres, les fonctions cardiovasculaires et musculo-squelettiques.

Cette étude fournira aux chercheurs de différents établissements canadiens des données permettant de comprendre l’apparition des problèmes de santé chez les personnes âgées qui sont alitées pendant de longues périodes en raison de blessures et de maladies. Enfin, cette étude sera utile aux agences spatiales qui souhaitent mener de plus longues missions et de futures explorations vers la Lune et Mars, tout en protégeant la santé des astronautes.

Les personnes intéressées à participer à l'étude, ou qui souhaitent obtenir des informations sur le recrutement, sont invitées à contacter Sharmila Balram ou Guy Hajj Boutros au 514 503 7135 ou à écrire à [email protected]

 

Pour en savoir plus, lisez le communiqué de presse des IRSC.
https://www.canada.ca/fr/instituts-recherche-sante/nouvelles/2021/02/le-gouvernement-du-canada-finance-une-etude-dun-nouveau-genre-sur-les-effets-de-linactivite-sur-la-sante.html