Mois de la sensibilisation au psoriasis

Avec de la persévérance, les patients peuvent trouver le bon traitement

Pour la majorité des patients atteints de psoriasis, une maladie incurable du système immunautaire qui se caractérise par d’épaisses plaques rouges sur la peau, un rendez-vous chez le médecin et l’application d’une crème topique peuvent suffire pour régler le problème. Toutefois, pour 20 % des patients présentant un psoriasis modéré à grave, qui couvre parfois le corps entier, il faut du temps pour trouver le meilleur moyen d’atténuer ou d’éliminer les symptômes. Depuis 20 ans, Pedro Alves, maintenant âgé de 47 ans, essaie divers traitements pour contrôler son psoriasis.


Pedro Alves
 

« Tout a commencé quand j’avais 19 ans, explique-t-il. Une plaque grosse comme une pièce de 25 cents s’est formée sur mon cuir chevelu. Je ne savais pas ce que c’était, mais je ne m’en suis pas trop préoccupé. Quand des plaques se sont propagées sur mes bras, puis sur tout le reste de mon corps, j’ai commencé à me sentir gêné, parce qu’on me demandait souvent ce que c’était et si c’était contagieux. Je répondais que ça ne l’était pas, mais j’ai fini par trouver ça agaçant et je me suis mis à porter des manches longues pour les cacher. »

Malgré les plaques qu’il avait sur la peau, monsieur Alves ne s’est pas laissé abattre. Il a vu des dermatologues et essayé plusieurs crèmes, sans pour autant avoir un diagnostic précis ni obtenir des résultats satisfaisants. Il avait 28 ans quand il a consulté le dermatologue Wayne Carey à l’Hôpital Royal Victoria du Centre universitaire de santé McGill et découvert qu’il était atteint d’un psoriasis modéré à grave. 

« Le psoriasis peut être un problème invalidant et embarrassant. Il peut avoir des effets mentaux et affectifs importants sur les patients, explique le Dr Carey. Le psoriasis bénin, de petites plaques sur le cuir chevelu, peut se soigner à l’aide de crèmes topiques, mais les patients atteints d’un psoriasis modéré à grave tirent d’énormes avantages d’autres traitements, tels que les rayons ultraviolets, les médicaments par voie orale et les produits biologiques. »

Ces produits biologiques, des médicaments fabriqués à partir de cellules vivantes qui ciblent des secteurs précis du système immunitaire, bloquent certaines cellules et protéines essentielles pour la formation du psoriasis. Généralement administrés par injection ou par voie intraveineuse, ils contrôlent la maladie assez rapidement. Ces traitements ont l’inconvénient de coûter très cher. En effet, ils peuvent atteindre 25 000 $ par année. Pour être admissibles à ces produits par l’entremise du régime public d’assurance-médicaments du Québec ou d’un régime d’assurance privé, les patients doivent avoir essayé d’autres médicaments sans succès ou souffert d’importants effets secondaires. Certains patients participent à des essais cliniques de longue durée pour avoir accès aux produits biologiques gratuitement.

Pedro Alves, qui participe à des études depuis plus de dix ans, attache de l’importance aux recherches sur le psoriasis; grâce à elles, les patients courent plus de chances de trouver un traitement ou une polythérapie qui leur convient. Il consulte encore régulièrement le Dr Carey et essaie divers médicaments pour contrôler la maladie. 

« Il est important d'avoir une bonne relation avec votre médecin, dit-il. Et de continuer à essayer jusqu'à ce que vous trouviez un traitement qui fonctionne. »

Quelques renseignements au sujet du psoriasis

  • 1 million de Canadiens et 125 millions de personnes dans le monde souffrent de psoriasis.
  • Le psoriasis en plaques représente la forme la plus courante de la maladie et touche environ 90 pour cent des patients.
  • Le psoriasis est une maladie souvent aussi invalidante pour la personne atteinte que le cancer, le diabète et d’autres maladies graves.
  • Jusqu’à 30 % des personnes atteintes de psoriasis souffrent également d’arthrite ou développeront de l’arthrite.
  • Le psoriasis peut accroître le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, et le risque de développer d’autres maladies systémiques chroniques comme le diabète, le cancer, les maladies du foie et d’autres maladies graves.

Source : Association canadienne de dermatologie

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