Simulation de code orange au CUSM

L’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital général de Montréal et l’Hôpital Royal Victoria participent à un exercice de simulation

Montréal – Jeudi, le Centre universitaire de santé McGill a participé à l’une des simulations de code orange les plus vastes et les plus complexes jamais organisées. En effet, l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME), l’Hôpital général de Montréal (HGM) et l’Hôpital Royal Victoria (HRV) faisaient partie d’un certain nombre d’établissements de santé du Québec qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour vérifier leurs réponses en situation de crise majeure.

Code Orange Simulation at the MUHC

L’alerte au Code orange a été lancée à 7 h 35 par la Coordination régionale des mesures d’urgence, de la sécurité civile et de la liaison avec les salles d’urgence (CRMUSCSU) du CIUSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal après qu’un conducteur hypothétique eut foncé sur une foule de personnes; ce conducteur a par la suite tiré au hasard sur des passants, qui ont été transportés de toute urgence dans les hôpitaux. La réaction à cette situation d'urgence nécessitant la gestion d'un nombre élevé de victimes ainsi que la pression exercée sur l’approvisionnement en produits sanguins provenant de Héma-Québec étaient les situations clés d’un scénario qui mettait pour la première fois à l’épreuve de nombreux éléments : l’utilisation à l’urgence du système d’information sur les patients Med-Urge; la capacité de mettre en œuvre simultanément plusieurs protocoles de transfusion de sang et de recevoir des patients pédiatriques sur des sites destinés aux adultes, tout en maintenant les activités courantes.

À l’HME,la simulation de Code orange avait des allures de réalité avec l’urgence qui a été prise d’assaut. Une vingtaine de faux patients pédiatriques présentant divers degrés de lésions traumatiques, dont des enfants ayant besoin de transfusions de sang massives, ont été transportés à l’HME. Des comédiens et des mannequins jouaient le rôle de ces faux patients; la majorité d’entre eux étaient accompagnés de parents ou de grands-parents « très inquiets ».

« Certains membres de la famille des patients avaient un handicap; il s’agit d’un nouvel élément que nous avons décidé d’ajouter à l’exercice de simulation cette année, à la suggestion du Comité des usagers du CUSM », explique la Dre Elene Khalil, urgentologue à l’HME et codirectrice de la Planification des mesures d’urgence et directrice de l’Enseignement du CUSM.

L’urgence a été divisée en deux : une moitié traitait des patients participant à la simulation et l’autre, de véritables patients. Des professionnels de la santé de divers secteurs de l’hôpital ont mis la main à la pâte, et certains des faux patients ont même été transportés en salle d’opération et à l’unité de soins intensifs.

« Il a fallu plus de dix mois pour organiser cette simulation, affirme la Dre Khalil. La simulation d’aujourd’hui a obtenu un succès retentissant. Nous avons découvert nos forces et décelé certaines lacunes. Nous avons également dû faire appel à toute notre communauté pour tenir cette simulation. Le comité organisateur a réalisé un remarquable travail de préparation, mais l’apport et la participation de tous les autres secteurs se sont également révélés inestimables, y compris la collaboration de nos collègues des établissements pour adultes. »

À l’HGM et à l’HRV, les exercices de simulation du code orange ont été exécutés sur des mannequins qui représentaient 12 patients admis à chaque hôpital, pour un total de 24 cas, en plus d’une patiente standardisée à l’HGM qui simulait une grossesse et finissait par accoucher. Les descriptions de cas étaient affichées sur des potences pour intraveineuse lors du triage, de l’inscription par Med-Urge et des déplacements à l’urgence, alors que le personnel devait également soigner les véritables patients qui se présentaient. Une délégation d’observateurs des établissements du CUSM du Grand Nord du Québec, dont l’un de la communauté crie, était également sur place pour observer l’événement afin de coordonner leurs propres mesures d’urgence.

« Du côté des hôpitaux pour adultes, nous avons vécu un certain nombre de premières : en effet, c’était la première fois que nous mettions à l’épreuve le système électronique d’inscription et de suivi, que nous avions des patients pédiatriques participant à un exercice de simulation et que nous procédions de manière simultanée à deux exercices de simulation de Code orange, ajoute la Dre Valerie Homier, urgentologue du CUSM, qui agissait à titre de directrice de la Simulation pour l’HGM et pour l’HRV. C’est un exercice exigeant, mais il s’agit d’un investissement profitable, qui nous permet d’apprendre beaucoup. »

Comme l’HME, l’Hôpital du Sacré-Cœur a également simulé une opération majeure. L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et l’Institut de cardiologie de Montréal se sont aussi prêtés à l’exercice.