Le CUSM lance en première mondiale un essai clinique de phase I en thérapie par radioligands pour les cancers HER2-positifs
Le CUSM devient le premier site au monde à évaluer une nouvelle thérapie par radioligands pour les cancers HER2-positifs, notamment certains types de cancer du sein, dans le cadre d’un essai clinique de phase I.
Une approche thérapeutique très novatrice pour les cancers HER2-positifs, caractérisés par la présence de la protéine HER2 à la surface des cellules cancéreuses, est évaluée pour la première fois au monde au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), avec le soutien de l’Institut de recherche du CUSM (L’Institut) et de son Centre de médecine innovatrice (CMI). Parrainé par Novartis, cet essai clinique de phase I vise à évaluer l’innocuité et le potentiel de cette thérapie par radioligands chez des patients atteints d’un cancer métastatique HER2-positif dont la maladie a progressé malgré les traitements disponibles. Bien que le cancer du sein soit le cancer le plus souvent associé au statut HER2-positif, d’autres cancers, notamment ceux du poumon, de l’estomac et de la vessie, peuvent également être HER2-positifs. Les premiers patients ont été inscrits à l’essai le 16 juin.
Les cancers HER2-positifs sont généralement plus agressifs. Bien que les thérapies ciblant HER2 aient considérablement amélioré les résultats cliniques au cours des dernières années, certains patients développent une résistance aux traitements disponibles ou voient leur maladie progresser. Lorsque le cancer devient métastatique et que les options de traitement ciblé sont épuisées, les possibilités thérapeutiques s’avèrent limitées. Cet essai clinique de phase I — première étape de l’évaluation d’un nouveau traitement chez l’humain — explore une nouvelle approche thérapeutique ciblée qui pourrait, à terme, contribuer à élargir les options de traitement offertes à ces patients.
« Le CUSM s’affirme de plus en plus comme un leader dans le domaine de la thérapie par radioligands, un secteur où la concurrence est forte à l’échelle mondiale pour obtenir et mener ce type d’essais cliniques. Si nous y parvenons, c’est grâce à nos infrastructures de pointe, à notre vision axée sur l’innovation et la médecine de précision, ainsi qu’au travail remarquable de nos équipes cliniques et de recherche », explique le Dr Ramy Saleh, oncologue médical au Centre du cancer des Cèdres du CUSM, directeur médical des essais cliniques en oncologie et de l’Unité de recherche de phase I de L’Institut, et professeur agrégé au Département d’oncologie Gerald Bronfman de l’Université McGill.
Comment fonctionne la thérapie par radioligands ?
Avant de recevoir le traitement, les patients subissent un examen de tomographie par émission de positrons (TEP) afin de confirmer que leurs tumeurs expriment la cible moléculaire visée par le traitement, soit la protéine HER2. Lors de cet examen, un traceur radioactif permet de visualiser cette cible et d’identifier les patients qui pourraient être admissibles à la thérapie et en bénéficier.
Before receiving the treatment, patients undergo a positron emission tomography (PET) scan to confirm that their tumours express the molecular target being investigated—the HER2 protein. During the scan, a radioactive tracer is used to visualize this target and identify patients who may be eligible for and potentially benefit from the therapy.
Un engagement indéfectible envers l’avancement de la recherche clinique
Cet essai clinique témoigne de l’engagement du CUSM à demeurer à l’avant-garde de la recherche et à contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques. Il met également en lumière l’expertise, la collaboration et les infrastructures nécessaires pour offrir aux patients un accès à des études cliniques de pointe.
« Les thérapies par radioligands reposent sur une collaboration étroite entre les équipes cliniques, de recherche et de médecine nucléaire. Grâce à l’engagement de nos technologues de recherche et aux infrastructures spécialisées que nous avons développées, nous sommes en mesure d’offrir aux patients un accès à des études cliniques novatrices comme celle-ci. En combinant recherche de pointe et soins de calibre supérieur, le CUSM renforce sa position parmi les chefs de file dans le domaine en pleine évolution de la théranostique et de la thérapie par radioligands », souligne le Dr Farzad Abbaspour, directeur du Département de médecine nucléaire du CUSM.
Le CMI de L’Institut, un centre de recherche clinique de pointe situé sur le site Glen du CUSM, a joué un rôle clé dans la réalisation de cet essai. Le CMI offre des infrastructures spécialisées, des plateformes techniques et des équipes hautement qualifiées pour soutenir le démarrage rapide et la conduite d’essais cliniques complexes, notamment grâce à son Unité de recherche de phase I.
« Le CUSM est fier de pouvoir offrir aux patients un accès à des thérapies expérimentales prometteuses. L’expertise de notre équipe de démarrage d’essais cliniques au Centre de médecine innovatrice est particulièrement déterminante pour la mise en œuvre rapide d’études cliniques complexes. Pour de nombreux patients, la possibilité de participer à un essai clinique représente une source d’espoir et une occasion de contribuer à l’avancement de la médecine. Nous leur sommes profondément reconnaissants du rôle essentiel qu’ils jouent dans l’avancement de la recherche, pour le bien des générations futures », souligne la Dre Angela Genge, directrice de la recherche clinique et du Centre de médecine innovatrice (CMI) de L’Institut.
Personne-ressource pour les médias
Fabienne Landry
Coordonnatrice des communications, Recherche, CUSM
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