Toujours des soins bienveillants et dévoués

Un champion de kayak et entraîneur de hockey a vécu ses derniers jours au pavillon Camille-Lefebvre, où le patient est la priorité absolue
Les membres de l’équipe de soins qui s’occupait de Leo Bossy au pavillon Camille-Lefebvre, l’unité de soins de longue durée de l’Hôpital de Lachine, de gauche à droite : Aicha legal, Mohamed Touatti, Mellissa Maheux, Martin St-Pierre, Mélanie Dumont, Julie Boyer, Mehdi Torkashvand, Caroline Groulx, Eva Kallos, Marivic Baluma, Joe Lagana. Assises: Doras Ramos et Brigitte Beaulieu

Les membres de l’équipe de soins qui s’occupait de Leo Bossy au pavillon Camille-Lefebvre, l’unité de soins de longue durée de l’Hôpital de Lachine, de gauche à droite : Aicha legal, Mohamed Touatti, Mellissa Maheux, Martin St-Pierre, Mélanie Dumont, Julie Boyer, Mehdi Torkashvand, Caroline Groulx, Eva Kallos, Marivic Baluma, Joe Lagana. Assises: Doras Ramos et Brigitte Beaulieu

Maureen Bossy

« Je n’aurais transféré mon mari nulle part ailleurs. Il a reçu des soins phénoménaux au quotidien », confie Maureen Bossy. Son mari Leo habitait au pavillon Camille-Lefebvre de l’Hôpital de Lachine.

Mon mari a a été soigné avec énormément de compassion, de compétence et d’amour », a écrit Maureen Kiernan Bossy, une infirmière retraitée, dans une lettre envoyée à la Montreal Gazette le 7 novembre 2016*. Maureen tenait à remercier pub­liquement l’équipe soignante qui s’est occupée de son mari Leo pendant plus d’un an au pavillon Camille-Lefebvre, l’unité de soins de longue durée de l’Hôpital de Lachine. Pendant cette période, le couple et l’équipe ont développé des liens étroits.

« Ils étaient tellement gentils; jamais de mots durs, toujo­urs des soins bienveillants et dévoués, affirme Maureen. Je les appelais l’équipe SBD — soins bienveillants et dévoués : Dora, Brigitte, Mehdi, Joe, Andre, Sylvie, Alex, Caroline, Isabel et tous les autres! Ils se sont aussi occupés de moi. Ils me disaient toujours : “Avez-vous besoin de quelque chose, Mme Bossy, est-ce qu’on peut vous aider?” Ils étaient tout simplement fantastiques. »

Selon Brigitte Beaulieu, préposée aux bénéficiaires depuis 25 ans, dont 16 à Lachine, l’admiration est mutuelle.

« Mme Bossy est une ancienne infirmière, alors elle sait qu’il faut beaucoup d’amour et d’intérêt sincère envers l’autre pour travailler dans un établissement de soins de longue durée auprès de patients en perte d’autonomie, explique Brigitte. Elle était tellement empathique, calme et attachante. Et M. Bossy aimait nous raconter des histoires sur sa vie. »

Leo a été champion canadien de kayak et entraîneur de hockey réputé, mais en 1996, un accident vasculaire cérébral l’a laissé paralysé. Durant les 20 années suivantes, Maureen s’est occupée de son mari à la maison.

« Il a trouvé ces années très difficiles. Il a eu un cancer de la prostate, et à cause de la radiothérapie, il ne pouvait plus manger une foule d’aliments qu’il aimait. Il s’est mis à faire de la fibrillation auriculaire — un rythme cardiaque irrégulier et souvent rapide — et une insuffisance cardiaque congestive. Il a été opéré pour une hernie intestinale et a subi une arthro­plastie de la hanche à cause de l’arthrite. La liste pourrait se poursuivre encore longtemps. »

Pendant certaines de ces crises de santé, Maureen a em­mené Leo à la salle d’urgence de l’Hôpital de Lachine.

« C’était petit, propre et très efficace, se rappelle Maureen. Même si c’était plein, il y avait toujours quelqu’un pour s’occuper des gens. Il a reçu d’excellents soins à Lachine. »

Les patients d’abord

En 2015, la santé de Leo s’est détériorée, et Maureen n’était plus en mesure de s’occuper de lui. Lorsqu’il a fallu choisir un établissement de soins de longue durée, elle n’avait aucun doute quant au lieu où son mari irait.

« J’ai choisi le pavillon Camille-Lefebvre, et c’est la meilleure décision que j’ai jamais prise, ajoute-t-elle. Il a reçu la même qualité de soins que celle que mes “vieilles amies” infirmières et moi avons été formées à prodiguer, il y a si longtemps. Le patient arrive toujours en premier. »

« Nous plaçons le patient et sa famille avant tout, confirme l’infirmier clinicien Mehdi Torkashvand. Il est essentiel de faire preuve d’humanité dans ce domaine, tout comme d’avoir une vocation. Autrement, le stress est impossible à endurer. »

Comme à la maison

Mehdi Torkashvand et Brigitte Beaulieu

Mehdi Torkashvand et Brigitte Beaulieu

Pour répondre aux besoins de chaque patient, Mehdi, Brigitte et le reste de l’équipe doivent faire preuve de jugement et de souplesse et bien communiquer.

« Nous voulons qu’ils se sentent comme chez eux, déclare Mehdi. Nous respectons leur vie privée et leur offrons des choix. Si un résident a un rendez-vous, nous pouvons géné­ralement trouver un autre moment pour changer un panse­ment, par exemple. Bien sûr, nous devons également nous assurer qu’il demeure en sécurité. »

Quant à Maureen, elle a été « complètement soulagée » de laisser Leo entre les mains de l’équipe.

« Je n’avais ni crainte ni inquiétude à le quitter après une visite, parce que je savais qu’ils s’occuperaient aussi bien de lui que je le faisais », confie-t-elle.

Quelques semaines après la rédaction de cette lettre de remerciements, Leo est décédé subitement. Il avait passé une partie de la journée à faire sauter ses arrière-petits-fils sur ses genoux. Quand Maureen l’a appelé en soirée, il regardait la par­tie de hockey. Il avait eu des problèmes respiratoires, et on avait découvert qu’il souffrait encore une fois d’une pneumonie.

« Veux-tu que je t’appelle demain matin? » avait demandé Maureen à son mari.

« Non, non, lui a répondu Leo. Je vais me coucher. Viens simplement pour le café, comme d’habitude. »

« Ok. Je t’aime. Bonne nuit. »

Leo est mort cette nuit-là. Au salon funéraire, Maureen a trou­vé une carte spéciale parmi les fleurs, venant de “l’équipe SBD”.

« Je les remercie tous au nom de Leo, dit-elle, et pour nous avoir donné, à moi et à nos enfants, la tranquillité d’esprit dans cette période très difficile de nos vies. »

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